Benjamin Tranié, le beauf qu’on adore

La trentaine tout juste enquillée, ce jeune briard du terroir seine et marnais est devenu en quelques mois l’ambassadeur de la beaufitude sur les ondes de Nova. Originaire de Coulommiers, il reste très attaché à sa bourgade natale dont il s’inspire souvent pour puiser des références locales et faire marrer son public.

Après de nombreuses années de théâtre et des études de publicité, il commence à égrener les scènes ouvertes de la capitale, et est vite repéré par Yassine Belattar qui l’emmène dans l’aventure de la Grosse Émission sur Comédie, puis Radio Nova sur son show « Les 30 Glorieuses » où il lui confie une chronique hebdomadaire.

Bingo. Muni de sa plus belle coupe mulet et vêtu de son sweat fétiche estampillé Suze bien chicos, sa chronique « Qu’est-ce qu’on beauf ? » cartonne et il a su conquérir de nombreux fans inconditionnels avec une recette simple mais détonante : redorer le blason des fameux beaufs qu’on aime tant railler en représentant l’un d’eux dans toute sa splendeur et sa drôlerie, mais toujours avec bienveillance.

Malgré le succès de son personnage au caractère graveleux assumé, c’est sa discrétion et son humilité qui étonnent quand on rencontre ce jeune homme, si à l’aise sur scène et si poli en privé. Sinon, il vient aussi de lancer son podcast « Tranié raconte », un format plus étendu qui a fait tout aussi mouche auprès de sa communauté grandissante. Pour découvrir son oeuvre pleine de gouaille, c’est par ici.

Après avoir joué au théâtre de Dix Heures et au théâtre du Gymnase, le comédien est à l’affiche actuellement au théâtre Trévise dans son premier spectacle solo « Le Dernier Relais », du jeudi au samedi jusqu’au 4 janvier 2020, à 21h30.

Dans ce seul en scène, il nous invite à partager la dernière soirée d’un bistrot d’aire d’autoroute qui vient d’être revendu à une franchise Burger King. Il nous fait revivre avec délectation les souvenirs de Raymond, le patron du rade, qui se remémore ses clients, des plus loufoques aux plus ringards, que Benjamin incarne tous tour à tour, à merveille.

Avec un rythme aussi soutenu que le sien, il vous sera difficile de roupiller pendant le spectacle (même après quelques godets, promis) alors laissez-vous embarquer sans plus tarder ! C’est grivois à souhait, parfois cru (vous serez prévenu) mais c’est hilarant.

Par contre un conseil, dépêchez-vous car vous n’êtes pas les premiers au courant et les places partent comme des Jupiler fraîches en plein cagnard. Attention ce n’est pas un hasard, il y a réellement du talent là-dedans !

« Le Dernier relais » au théâtre Trévise, du jeudi au samedi à 21h30 jusqu’au 4 janvier 2020.

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