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Festival d'Avignon

Coronavirus : Le 74e Festival d’Avignon est annulé

Comme nombre de festivals cet été, le festival d’Avignon qui devait se tenir du 3 au 23 juillet est annulé suite à l’allocution lundi d’Emmanuel Macron, annonçant que les grands festival ne pourraient pas se tenir avant mi-juillet.

« Les conditions ne sont plus aujourd’hui réunies pour que se déroule la 74e édition », écrivent les organisateurs dans un communiqué.

Coup dur pour le secteur, le Festival d’Avignon est le rendez-vous incontournable de l’été dans le monde du spectacle avec ses 1500 représentations et plus 700 000 spectateurs sur l’ensemble du mois de juillet. C’est également un lieu de rencontre interprofessionnels, où les différents acteurs du marché du théâtre se rencontrent afin de préparer, montrer ou acheter des spectacles en vu d’être programmés sur les mois à venir.

Entre le « In », festival principal et le « Off » qui rassemble près d’un millier de compagnies, cette annulation représente un énorme manque à gagner pour la ville qui se trouve privée, selon les estimations, de 100 millions d’euros de retombées économiques, dont 25 millions généré par le « In ».

C’est donc toute une économie qui se retrouve fragilisée, avec de nombreuses professions dans le doute, des comédiens en passant par les producteurs ou propriétaires de théâtre, sans compter tout le secteur de la restauration et de l’hôtellerie déjà aux abois depuis plus d’un mois.

« Nous avons partagé l’espoir aussi longtemps que cela était permis, mais la situation impose un autre scénario. Notre devoir est désormais de préserver et d’inventer l’avenir du Festival d’Avignon », développent Olivier Py, directeur du festival, et Paul Rondin, directeur délégué.

La ville avait déjà connu une annulation du festival en 2003 suite à mouvement social des intermittents mais la situation semble beaucoup plus impacter le tourisme cette année. « Cette annulation, c’est une catastrophe économique qu’on n’osait pas imaginer. J’ai reçu plusieurs coups de fil d’hôteliers vent debout qui ont reçu des demandes d’annulation en pagaille. Déjà qu’ils n’ont pas de trésorerie, les arrhes constituaient le peu de trésorerie disponible… » confiait Patrice Mounier, le président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie du Vaucluse.