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Jonathan O'Donnell

Jonathan O’Donnell : Des ressources humaines à la scène !

L’équipe du We Love Comedy Magazine a eu le plaisir d’accueillir, Jonathan O’Donnell, artiste multi-casquettes, âgé de 30 ans – bien qu’il en fasse seulement 25, partagé entre la radio et la scène depuis 2013.

Avant de se lancer dans la radio et le stand-up, avec un DUT en gestion et un diplôme d’une école de commerce en poche, sa vie était tout autrement tracée.

Originaire de Chantilly dans l’Oise, il se prédestinait, à une longue carrière de recruteur en Ressources Humaines. Comment en est-il venu à quitter sa carrière ? A t’il regretté son choix ? Drôle sur scène, comme dans la vraie vie, c’est en plein rodage de son spectacle, que nous l’avions rencontré !

D’où vient ton pseudo ?

O’Donnell ? Peut-être que c’est mon vrai nom ! (RIRES)

Après une enquête, on a découvert ton vrai nom de famille ! Allez avoue-nous tout ! Cela restera entre nous… Et les lecteurs qui nous lisent !

Tu l’as vu où? (RIRES) A la base, ce n’est pas un nom de scène, c’est juste un nom que j’ai changé sur Facebook. Depuis que j’ai fini mes études, je change de nom sur Facebook, parce que par rapport au boulot que j’avais avant, mettre mon vrai nom, c’était relou… Je faisais du recrutement et quand je recalais des gens, parfois, ils essayaient de m’ajouter sur Facebook, pour faire ami-ami et pour me faire changer d’avis. J’ai changé plusieurs fois, jusqu’à O’Donnell !

Alors pourquoi O’Donnell ?

C’est une réflexion profonde! (RIRES) Je suis parti du principe que tout le temps dans les films, les mecs qui s’appellent O’Donnell, ce sont des beaux gosses! Et je me suis dis « Eh, j’aimerais bien avoir un nom de beau gosse! ». J’ai pris ce pseudo là, pour Facebook au début, je l’avais quand j’ai commencé la scène.

A un moment donné, je voulais changer de nom, sauf que Facebook, m’a dit « Non, tu as changé trop de fois de nom depuis que t’es là ! Donc pour l’instant tu restes avec ça ! Ou alors tu reprends un ancien ! »Je n’aimais pas les anciens, donc j’ai gardé celui ci. Et quand j’ai commencé la scène, au début, je ne donnais pas O’Donnell, je donnais juste Jonathan. Des humoristes m’ont ajouté sur Facebook. Quand tu arrives à un endroit et qu’on t’appelle O’Donnell, tu te dis, bon bah… Si ça marque les gens, je garde ! (RIRES)

Comment es-tu arrivé à la radio ?

J’ai un pote qui était sur la web radio Fréquence 3. Une fois par semaine, ils avaient des invités cool ! Dans leur équipe, un mec est parti. Du coup, j’ai réussi à m’incruster. J’ai fait la dernière émission de la saison et j’ai commencé avec eux, la nouvelle saison. Donc j’ai commencé par la radio, j’avais une chronique d’actualité.  Le mec qui animait l’émission travaillait pour Voltage, donc on tournait avec du vrai matériel et de bons invités : des chanteurs, des humoristes etc…

Et la scène ?

La scène m’attire depuis petit et c’est quelque chose qui me faisait rêver ! Mais je ne savais pas que je pouvais le faire, non pas que je n’en n’étais pas capable. Mais je ne savais pas comment on faisait ! Je ne me posais pas la question, chez moi, dans l’Oise, personne ne faisait de scène. Ça a commencé à me trotter dans la tête de plus en plus, quand j’ai commencé à bosser après mes études. Il me restait encore… 40 ans à bosser… Je me suis dis, ça va être très compliqué…  Alors, j’ai commencé à écrire, mais je n’écrivais pas du stand-up, j’écrivais des dialogues, en me disant : Peut-être que je pourrais écrire une série ?

En 2012, j’emménage à Paris, le premier soir, je n’ai pas dé télé, je n’ai pas les branchements ni rien… Je décide de sortir, j’habite à côté du Comedy Club. C’est un mardi et c’est la Debjam, dont je découvre l’existence. Sur scène, je n’ai vu que des gens inconnus, mais que tout le monde connaît aujourd’hui. Ce soir là, il y avait Nawell Madani, Farid Chamekh… En les découvrant, je me suis dis : « C’est peut-être possible alors… » J’ai commencé à m’y intéresser, je me suis inscrit sur twitter, j’ai commencé à suivre tous les humoristes, pour voir ce qui se racontait.

Avec Jary, rencontré lors d’une émission de Fréquence 3, on a commencé à parler de scène. Il m’a demandé de lui montré mes écrits. Il a apprécié et m’a motivé pour continuer. Il m’a présenté à des humoristes et à la responsable du Chinchman. J’ai fait ma première scène le 4 février 2013 au Chinchman, puis j’ai joué au Comic Arena et j’ai enchaîné les scènes ouvertes.

Que préfères-tu entre la scène et la radio ?

La scène car je suis moi à 100%. A la radio, t’es bridé, y a le CSA… Sur scène, tu te bases sur ton vécu. Tout ce que vous pouvez voir dans mon spectacle est basé sur ma vie.

Des messages à véhiculer à travers ton activité artistique ?

Si j’avais un message à faire passer, ce serait : Faites ce qui vous fait kiffer! Il m’arrive de recevoir des messages de gens qui viennent voir mon spectacle et qui se reconnaissent, dans le sens où ils aimeraient changer de voie professionnelle. Ils se posent des questions par rapport à mon vécu. J’ai travaillé pendant 5 ans, pour prolonger mes études, et parce que c’était ce qui était décidé. Mais je me suis fait chier ! Maintenant ma vie est magnifique. C’est important de faire ce que l’on aime.

As-tu un artiste modèle vivant ou mort ?

Louis de Funès, c’est ma référence, la base des bases ! On a été élevés à ça avec mon frère, j’ai vu tous ses films, toutes les pièces de théâtre. Je collectionnais les cassettes. Sinon un artiste que j’admire : Baptiste Lecaplain. Il paraît qu’en vrai, il est aussi cool. Je ne le prends pas comme modèle, car on n’a pas le même humour et les mêmes vannes. Mais si tu me poses la question : « Demain, tu dois aller voir un spectacle, ce serait lequel? » Je te réponds que j’irai voir Baptiste Lecaplain.

En tant que natif des années 80, de quel courant musical te sens-tu le plus proche ?

De base, c’est le rap. Mon premier album est Première consultation de Doc Gynéco. Puis j’écoutais les albums de l’École du micro d’argent, NTM et Psy 4 de la Rime. Je n’écoute pas les sons de la même manière aujourd’hui. Avant, je me concentrais sur les paroles. Aujourd’hui, c’est plus une musique pour m’ambiancer.

 

Si tu pouvais retourner en arrière, que changerais-tu ?

J’aurais commencé la scène plus tôt, mais parallèlement à mes études ! Je ne regrette pas mon parcours. En quittant les ressources humaines, je n’avais pas pris de risques, j’avais un bagage, de l’expérience et un poste à la radio. J’aurais donc commencé plus tôt et commencé à kiffer plus tôt!

D’autres projets artistiques en vue?

Je continue de travailler pour la radio. En ce moment, je travaille pour Mouv’. Je souhaiterais étendre mon activité à la télé, en tant que chroniqueur. Jouer dans une série ou une comédie romantique m’intéresserait aussi. Je n’adopterais pas forcément le rôle d’un comique, je me verrais bien dans le rôle d’un looser ! C’est cool le rôle d’un looser dans un film ! (Rires)

Où te vois-tu dans 10 ans ?

J’aurai 40 ans! J’espère être marié et avoir un ou deux enfants ! J’adore les enfants ! Dans 10 ans, je serai toujours à la télé, avec 9-10 ans d’expérience ! J’en serai à mon 2ème ou 3ème film ! Ça me plairait bien de jouer dans des films sur des bandes de potes comme Five ! Sinon, la scène est mon fil conducteur, donc quoi qu’il arrive, je continuerai la scène. J’espère aussi revenir au Paname et que je ferai partie de ceux dont le patron sera fier !

 Petit bonus en dessin : comment l’équipe du We Love Comedy Magazine, imagine, une des situations racontées par Jonathan O’Donnell : 

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Retrouvez toute l’actualité de Jonathan O’Donnell, sur Facebook et Twitter ! Après quelques années de rodage au Paname-Art Café, vous pourrez également le découvrir, pour 12 dates, tous les lundis à 21H30? au Théâtre du Bo St Martin à partir du lundi 10 octobre. On nous glisse dans l’oreillette une info en exclusivité.  L’artiste sera bientôt sur Canal + avec le Jamel Comedy Club.