L’Édito de la semaine

Edito

« Sortons nos fourches et nos canons, prenons d’assaut la maison de la Santé, car rien ne va plus ! »

La visite du président de la République le 29 octobre dernier chez Lucette, afin de renforcer (ou créer, au choix) son image de président proche des français, a fait parler d’elle et quelques jours plus tard…bien plus encore.

En effet, après une enquête de notre chère BFMTV « au cœur de l’info » toujours présente pour des reportages aux sujets déterminants, la France crie au scandale ! Stupeur et tremblements ! Cette visite n’aurait été qu’une mise en scène ?  « My God » L’Élysée aurait tout organisé d’avance ? Les tasses et les fleurs n’auraient pas été choisies par Lucette elle-même ? Les questions de Lucette auraient été contrôlées par « le gars de l’Élysée » et le café préparé par le « gars de la mairie » (oui bah ce sont les mots de Lucette…).

Mais le monde s’écroule ! Vite sortons nos fourches et nos canons, prenons d’assaut la maison de la Santé, car rien ne va plus. Libérons Nabilla et rendons-lui son siège chez Hanouna, car « c’est terrible c’est affreux, et ils se moquent de tout ! » (oui, pour la référence, visionnez vos classiques merde !) !!! 

Est-ce que pour le coup, la mise en scène de l’offuscation ne serait pas un poil plus intense du côté des médias finalement, que du côté de l’Élysée ?

Le président travaillerait son image ? Ben ça alors…. ! Et il aurait même une équipe vouée à ça et qui contrôlerait la communication autour de son personnage public ? Mais ce n’est pas croyable ? Le voile se lève sur un monde que je ne connaissais pas. La lumière est désormais faite sur cette politique qui se révèle véreuse et hypocrite. Mon cœur est meurtrie par tant de déception. Mais la vérité n’a pas de prix. Merci BFMTV de m’avoir ouvert les yeux, je ne verrai plus le monde sous le règne des barbes à papa, mais tant pis ! Je préfère vivre dans la vérité que dans le mensonge. Même si les pommes d’amour n’auront plus jamais le même goût ou que Patrick Sébastien n’aura plus le même éclat sous les feux de son cabaret. Désormais je sais.

Je me raccrocherai alors à cet espoir formulé avec poésie et philosophie, on peut le dire, par notre très cher Alfred de Musset, devant la déception (enfin) constatée de notre monde : « Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais s’il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. »

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