Babarudy : Paëlla et Ukulélé

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Baba Rudy sur la scène du FIEALD

Babarudy se produit depuis la rentrée au Petit Gymnase. Dans son spectacle, l’humoriste nous raconte, entre autres, son enfance à Marseille, son passé de vendeur sur les marchés. Un stand-up où vous ne retrouvez pas seulement des vannes, puisque le comédien joue du ukulélé. 

Babarudy est nouveau dans le stand-up parisien, mais pratique le stand-up depuis déjà trois ans. En effet, l’humoriste se produisait depuis quelque temps en région PACA et également à Lyon. Une vocation née lorsqu’il exerçait sur les marchés. 

Un travail qu’il a commencé très tôt, comme l’affirme l’artiste : « J’ai grandi sur les marchés. Dès l’âge de 13 ans, avec mon oncle pour me faire des sous. Comme j’ai arrêté l’école à 16 ans, j’ai travaillé jusqu’à 18 ans avec mon oncle. Depuis l’âge de 18 ans je suis à mon compte. »

La vente de Paëlla

Dans son spectacle, il évoque cette ligne sur son CV et l’humour était une technique commerciale imparable pour vendre ses barquettes de paëlla, ce qui lui a aussi remonté une vocation : « les gens rigolaient. J’ai toujours voulu faire rire les gens depuis tout petit. »

Cette envie s’est un jour transformée en volonté au moment d’atteindre la trentaine : « J’avais 30 ans, c’était le moment sinon j’allais le regretter toute ma vie. Je me suis dit, on verra si cela marche et cela a super bien marché. J’ai écumé tous les Comedy Club qu’il y avait dans le sud, » rembobine l’humoriste.

Une étape importante qui lui a permis de gérer ses propres plateaux : « J’ai même créé un Comedy club, par ce qu’il y avait rien à Marseille. Je viens tout juste d’arriver à Paris. J’ai fait pas mal de plateaux comme le Paname Art Café ou le Café Oscar, l’Underground, Humour Thérapie. Ce sont devenu des potes. En venant ici, je me suis dit que je devais jouer mon spectacle, » affirme l’humoriste.

L’invention du « jambon électronique ». 

C’est maintenant chose faite. Sur scène Baba Rudy nous raconte son rapport compliqué au sport et à la nourriture. Surtout, quand on est juif et qu’on aime manger du porc. Il propose ainsi de créer du « jambon électronique » au même titre que la cigarette.

Autre souci avec la nourriture, sa mère : « Elle met tellement d’huile dans les plats qu’elle s’est faite tatouer Isio 4 sur Le Bras ». Ce spectacle n’est pas lié uniquement à son rapport à la gastronomie mais aussi son coté sensible et sa passion pour la musique.

« A la base, j’étais musicien. Je jouais du ukulélé, du piano et de la guitare. En ce moment, j’apprends à jouer de l’accordéon. Le truc, c’est que je me suis jamais assumé en tant que musicien. Dès que je joue un peu, je me mets à dire des bêtises, » confesse l’artiste.

D’ailleurs sur scène, il joue la chanson de Blue Valentine avec Ryan Gosling : « C’est un peu déprimant, mais j’aime être dans cet état quand je suis pas bien et j’écoute des musiques tristes. Je veux bien aller au fond car je me dis que je ne peux que remonter. » Un côté masochiste qui se retrouve même dans son rapport à la scène : « Quand je monte sur scène, je ne suis pas bien avant. Je me pose souvent la question ? Pourquoi je m’inflige cela ? »

Alors que sa carrière vient à peine de débuter, il a déjà fait une jolie boulette : « En Avignon, cette année, j’ai joué le spectacle. Il y avait ma pote qui était venu voir mon spectacle avec une fille, une bombe. J’ai voulu faire connaissance avec elle. Je lui ai posé 40.000 questions et elle dit non à tout. Ma pote m’a envoyé un texto pour me dire d’arrêter de faire le con car c’était Cerise de la pub Groupama »

Un épisode gênant qui n’enlève en rien de son côté sympathique et son énergie positive. Babarudy est sans conteste un humoriste qu’il faut aller voir pour passer un bon moment afin d’oublier la déprime du lundi.

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