La Crazy Révolution : une véritable success story

Crazy Revolution
Elle est belle, drôle, pétillante et elle cartonne, sur tous les réseaux sociaux depuis deux ans, totalisant plus de 226000 abonnés sur Instagram et presque 160000 sur Facebook. 

Connue sous le nom de La Crazy Révolution et pour son slogan « On s’en fout, c’est tout ! », Emyra est une jeune humoriste qui a construit sa notoriété en postant des vidéos humoristiques sur Instagram.

Prises sur le vif dans un lieu intime – sa chambre, elle y aborde sans tabou, ni limite, son quotidien, sa vie de célibataire, ses coups de gueule ou encore sa vision de la société. Avec un grain de folie, de l’humour, du talent, un rire communicatif et attachant puis une langue qu’elle est loin d’avoir dans sa poche, elle attire de plus en plus de fans.  

L’équipe du We Love Comedy n’a pas manqué l’occasion de rencontrer cette jeune femme qui vit une véritable success story.

L’humour, un choix initial dans ton parcours ? 

J’ai arrêté mes études en Terminale. Je faisais de la vente. Je touchais aussi à la restauration à côté. J’ai directement travaillé en tant que serveuse. J’ai toujours été passionnée de cinéma mais je n’avais pas confiance en moi. Plus jeune c’était impossible pour mes parents, ce n’était pas un métier. Du coup il fallait faire des études. Je voulais aller en seconde générale, mais on m’a cassée au collège. J’avais une grande gueule et j’étais déjà « la Révolution ». Du coup on m’a envoyée en pro mais ça ne me plaisait pas. Après j’ai eu la chance d’avoir des plans dans la restauration. Pour moi une école c’était trop cher, je n’avais pas les moyens de faire une école de cinéma et surtout je n’avais pas confiance en moi. 

Quand et comment t’est venue l’idée de poster des vidéos humoristiques sur Instagram ? 

L’aventure a commencé y a deux ans quand tout le monde a commencé à s’exposer sur les réseaux. Ça m’a donnée envie. Quand j’ai vu que ça marchait, je me suis dit pourquoi pas moi. Allez let’s go ! Ce n’était pas l’humour de base que je voulais mais comme j’ai vu que le marché de l’humour marchait, je me suis dit, on va faire rire les gens. J’ai envie de rire aussi, je vais vous faire rire aussi. Ma première vidéo parlait de boîte. Au tout début, j’étais suivie par les proches. Par la suite, j’ai eu la chance d’être postée sur un gros compte, celui de la sudiste et de là ça a commencé à tourner. 

Tu cumules un nombre important de fans sur tous les réseaux. Comment expliques-tu ton succès ? 

Honnêtement je pense que c’est parce que j’ai su rester moi même. Quand je réfléchis trop à une vidéo, ça ne passe pas. C’est vraiment spontané tout ce que je fais. Et les gens se sentent proches de moi. Il n’y a pas de filtre. J’essaye toujours de garder mes vidéos à l’état brut. C’est vrai que c’est mal tourné, on me le dit souvent. Mais je pense que cela casserait quelque chose avec ceux qui me suivent. J’évite le moins de montages possible. 

Tu t’étais fait pirater ton compte Facebook à tes débuts ? Comment as-tu rebondi ? 

Je me suis fait pirater mon compte Facebook, probablement par un proche. Quand j’ai commencé, je ne pensais pas que cela allait être sérieux et j’ai trop fait confiance. Mais c’était un mal pour un bien. Parce que j’ai du retravailler sur tout ce que j’ai fait depuis le début. Cela m’a permis de faire le ménage, ce que je ne voulais plus, ce que je voulais. J’ai tout refait. Je me suis reconcentrée. Je me suis occupée de ma page Facebook qui a décollé. Je remercie donc cette personne. On m’a piratée à 62000 fans. En un mois, j’ai tout récupéré. J’ai été soutenue par de nombreux fans. Ça m’a beaucoup touchée, j’en ai pleuré. Ce sont des gens que je ne connaissais pas du tout. De les voir poster des messages, c’était énorme. 

Pourquoi La Crazy Révolution ? 

Crazy parce que je suis schizophrène. Ça se soigne, j’attends juste d’être financée et qu’on me fasse interner ! (RIRES) Donc crazy, parce que j’ai plusieurs personnalités, plusieurs facettes. C’est très dangereux dans l’humour parfois mais ça reste pas très méchant. 

Et Révolution parce que depuis toute petite j’ai toujours ouvert ma gueule. Je n’ai pas la langue dans la poche. Et du coup on m’a nommée comme ça. C’était mon surnom. « La Révolution elle arrive », « Fais la révolution, sors dans la rue ! » C’est resté ! Je pensais que ce n’était pas forcément simple. Mais au final, je me suis dit, il faut que ça reste. 

Quels sont les thèmes que tu abordes le plus à travers tes vidéos ? 

Mon quotidien, mon célibat, mes coups de gueule. Je suis colérique, ça ne se voit pas. Et du coup, je le partage. Je me base sur ma vie, mes rencontres, mes sorties, mes anciens boulots, mes expériences, mes embrouilles…

 

#cestouuut

Une vidéo publiée par La_CrazyRevolution (@la_crazyrevolution) le

Quelle est ta cible ? 

Je suis suivie par les 14-25 ans et par plus de femmes que d’hommes. J’aimerais toucher tout le monde, et en particulier les plus âgés. Comment m’y prendre ? En grandissant tout simplement avec des sujets un peu plus sérieux.

Les gens se reconnaissent à travers tes vidéos ? 

J’ai des retours et la plupart se reconnaissent dans les situations. J’évoque aussi des choses que certains ou certaines n’osent pas raconter. Ça débloque un truc, ça met plus à l’aise. 

Tu n’as pas peur de prendre des risques ? 

Non. J’essaye de ne pas y penser parce que ça peut me freiner. Si je réfléchis trop ça me bloque. Ma folie touche. Je passe à côté.  À partir du moment où tu écoutes, tu ne fais plus rien. On ne peut pas plaire à tout le monde. Quand ça a commencé à prendre un peu d’ampleur, je me suis posée des questions. Qu’est-ce que je fais ? J’avance ? J’avance pas ? T’avances, t’aimes ça. Ça me nourrit, ça me fait du bien, c’est ma thérapie. Il faut assumer même les mauvaises critiques. 

 Les vidéos, un tremplin pour ta carrière ? As-tu pu bénéficier d’opportunités ? 

Oui. J’ai été approchée pour la scène mais aussi pour la télé. Mais je prends mon temps. Il ne faut pas se lancer comme ça et je fais attention. J’aimerais développer mon activité pour le cinéma, la télé, en tant que comédienne, mais pas forcément dans l’humour. 

Tu fais partie de la génération des artistes nés grâce au web. Comment est-ce que tu t’y serais prise pour construire ta notoriété dans les années 90 sans ces outils ?

Je pense que j’aurais offert mon corps. (RIRES) Non plus sérieusement, je pense que j’aurais été au culot. J’aurais démarché les castings, j’aurais tout fait . 

Aujourd’hui, on a la chance d’avoir internet, de s’en servir comme outil. On peut se faire repérer très rapidement. Si demain, t’as un commerce, une marque de vêtements, tu postes ça sur internet. Et ça y va. Merci Internet et surtout Instagram parce que c’est par le biais de ce réseau que tout a débuté. 

emyra 2

 

 

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