Djimo en mode détente.

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Crédit Photo : Thomas O'Brien

Il y a trois ans, Djimo débarquait à Paris pour y faire un stage en tant qu’éducateur spécialisé, Reste qu’il trouvait le temps long. Sa première scène est un échec mais cela ne l’arrête pas. L’humoriste décide de passer faire un tour au Paname pour observer les autres humoristes. Un choix qui va s’avérer payant, alors qu’il présente son premier spectacle À 100%. Entretien avec un humoriste qui va « à son rythme»

Pourquoi avoir intitulé votre spectacle À 100% ?

Je suis a fond dans mon spectacle, c’est 100% énergique d’où le Red Bull et la petite tasse…

Cela fait trois ans que vous faites du stand-up….Vous étiez vraiment éducateur avant ?

Oui cela fait trois ans et j’étais vraiment éducateur avant. C’est même pour cela que je suis venu sur Paris. Je devais devenir éducateur et faire des stages et le stage, je lai trouvé sur Paris. Je suis rentré dans le monde de humour pour trouver une occupation à côté. Le monde des éducateurs m’a vite saoulé. A l’époque, j’etais plus jeune et je sortais de ma zone de confort chez mes parents et mon petit quotidien. Je me suis dit je vais monter à la capitale et à la Tour Eiffel, le pire c’est que je ne l’ai toujours pas visité.

C’était comment Limoges , vous dites qu’il y avait que quatre noirs dans toute la ville ?

Ah c’est paisible. Quand j’étais jeune, c’est vrai qu’on n’était pas beaucoup. Maintenant il y a plus de diversité. Avec mon frère on était les seuls noirs de l’école. Des fois des gens me posaient des questions bizarre comme : « Est-ce que tu chasses des lions ? ». Les plus vieux aussi mais c’était moins technique et plus subtile.

Quel a été le déclic pour rentrer dans l’humour ?

A la base, je ne suis pas un mec qui fait des blagues tout le temps. Je faisais plutôt des blagues en scred à la personne assise à côté de moi. Ce bâtard la répétait et se tapait toutes les meufs. Je n’étais pas le mec qui perturbait la classe. D’ailleurs, quand la prof m’engueulait, je ne faisais pas le fier. Quand j’étais éducateur, j’ai cherché un truc à faire pour m’occuper. Je me voyais pas faire uniquement cela, j’ai vu une scène du café Oscar. Mon premier sketch c’était un bon petit bide. Dans ma tête, j’étais Gad Elmaleh, je crois que c’était un truc sur l’eau. Malgré ce bide, j’ai quand même kiffé car j’ai réussi à rattraper le coup avec quelques infos. Je me suis dit bon celle-là, on la verra plus jamais (rires).

Malgré cela vous vous êtes dit que vous vouliez en faire un métier ?

Au départ, c’était une occupation et cela a commencé à prendre plus de place. A un moment donné quand tu fais de la scène, il faut faire un choix. J’ai compris que cela allait vite devoir devenir un taf. La sensation que tu as quand tu montes sur scène, c’est quelque chose que tu retrouveras nulle part ailleurs.  J’ai testé toutes les drogues (riresl) et je n’ai jamais retrouvé cela. Quand tu montes sur scène et que je les gens rigolent, je ne saurais même pas comment l’expliquer.

Justement tout s’accélère pour vous.

Oui malheureusement…(rires ndlr) du coup je suis obligé de travailler. Je me suis retrouvé avec un spectacle à devoir jouer après avoir gagné le prix. J’avais des blagues mais elles étaient dans le désordre. Mon spectacle au point virgule m’a permis de recalibrer tout cela. Je travaille avec un metteur en scène IZM aka Ismael Sy Savané (un des créateurs de la série Les Lascars ndlr). On pourrait croire que le spectacle n’est pas mis en scène mais c’est le cas.

J’ai failli arrêter dès le début

 

D’où vient le bob ?

C’est grâce à Nick Mukoko. Lui avait une casquette et je cherchais mon style. Un jour, je faisais la même scène que lui, ce jour-là. Je débarque sur scène avec ce bob. A la fin de mon passage, il vient me voir et il me dit «ton personnage et ton style cela tue », le mec lent a moitié défoncé.

Ce n’est pas un hommage au rapeur Gradur ?

Non pas du tout. D’ailleurs les fans de Gradur m’énervent. Quand je jouais en province, certains jeunes me faisaient « Ouais Gradur.»

Comment tu trouves l’inspiration pour tes blagues ?

Avec les épisodes de ma vie comme quand je parle des tapas, cela me vient des mes vacances à Barcelone.

Quelles sont vos références ?

Avant de découvrir le game mais références c’était Gad Elmaleh et Jamel quand j’ai approfondi la chose. Il y a le stand-up américain qui est venu à moi. en même temps j’étais un mec de Limoges. Maintenant je suis un savant fou. J’essaie de garder le même regard là-dessus. Parce que j’ai toujours été un fan d’humour.

Quelles sont vos objectifs ?

Pour l’instant, je veux rester concentré sur la scène et sur mon spectacle. Faire les castings tout de suite, ce serait trop tôt. Je pense forcément à jouer au cinéma mais on verra cela plus tard. Si mon spectacle tourne bien, j’aurai forcément des propositions pour le cinéma. Le truc qui est bien quand tu fais de la scène c’est que les gars savent ce que tu fais. Tu n’as pas un mec qui vient te voir et qui te dis  (Il imite un metteur en scène ndlr)
« Maintenant, tu me fais la fleur.»

Votre pire anecdote sur scène ?

Ma première scène, quand j’ai fait un bide. Les gens rigolaient pas à mes blagues mais sur moi. Le souci avec cela c’est que c’est quelque chose que tu ne maîtrises pas. Le mieux c’est que les gens ne rigolent pas sur tes textes. Je ne vous cache pas que j’ai failli arrêter dès le début. Le premier bide était violent. Finalement, j’ai continué par fierté. J’ai commencé à traîner au Paname pour observer les spectacles. Je suis tapé beaucoup de barres. Je n’avais jamais rigolé comme cela. C’est là où j’ai su que je voulais faire pareil.

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Retrouvez Djimo pour son spectacle À 100%, tous les mercredi a 20h au Point-Virgule

Il est passe également au Paname Art-Café régulièrement.

La page Facebook de Djimo 

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