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Le furet Mathieu Madenian Booder ©Julien Cauvin

Rencontre avec Booder et Mathieu Madénian, enfin réunis à l’écran !

Après plusieurs années à se croiser sur les différentes scènes, Booder et Mathieu Madénian partagent l’affiche sur un film. Dans Le Furet, diffusé ce lundi sur TF1, les deux acteurs jouent deux frères unis malgré eux par le destin. Nous les avons rencontrés pour en savoir plus sur cette comédie familiale.

Comment ce projet s’est-il mis en place ?

Booder : Cela s’est fait par le biais de Mathieu Madénian et Kader Aoun qui ont gentiment pensé à moi pour le rôle du frère de Mathieu dans ce téléfilm. J’étais hyper content, cela m’a touché. J’étais heureux de pouvoir travailler avec Mathieu que j’apprécie beaucoup et qui me fait rire. Quand il m’a appelé pour participer à ce projet, je me suis dit : « Enfin, on va pouvoir faire un film ensemble. » On a fait les répétitions au Paname, on a peaufiné le texte. Kader et Mathieu m’ont donné les directives sur mon personnage. J’ai même pu rajouter des éléments sur mes répliques. J’ai vraiment été mis à l’aise. Cela a donné un super film.

Mathieu Madénian : TF1 et Kader m’ont proposé le rôle principal de ce téléfilm. Il me fallait un frère à l’écran. La première personne à laquelle on a pensé, c’est Booder. En plus de son talent de comédien et de sa force comique, ce qui a motivé notre choix, c’est la perspective de se marrer pendant 21 jours. On fait ce métier pour rire et passer du temps avec des gens qu’on aime. Le souci, c’est que, comme Booder et moi on est censé être frères à l’écran, on ne savait pas comment faire en sorte que ce soit crédible dans le scénario. Kader m’a dit : « On s’en fout, on va trouver. » Le jour du tournage, on lui a fait dire qu’il était adopté pour mettre cette idée dans la tête du téléspectateur. Je suis content car cela faisait longtemps que je voulais travailler sur un projet avec lui.

 

Le furet © Julien Cauvin

Comment c’était de travailler ensemble ?

M.M. : Tu rigoles tout le temps. Paradoxalement, c’est quelqu’un de très sérieux. Du moment où tu dis : « Ça tourne ! », il travaille et essaie d’être marrant par l’improvisation. Tous les trucs drôles de son personnage, c’est lui qui les a amené. Ce n’était pas écrit, car la force de Booder est de parvenir à improviser avec ce qu’on lui donne. C’est très rare. C’est un vrai comique sur scène et dans ce téléfilm, il l’a démontré aussi. Il y a peu de vrais comiques. Il y a beaucoup de gens qui  veulent être marrants, alors que Booder c’est un vrai personnage comique. Comme les Anglo-Saxons et les Américains.

B : L’ambiance ne peut qu’être bonne lorsque tu la partages avec des gens que tu apprécies. Tout le film, c’est ça : un grand kif. Surtout pour l’improvisation, vu que je ne connaissais pas mon texte. Mathieu te tire vers le haut. Je suis fier de lui, d’autant plus que cela n’est pas facile de pouvoir tenir un premier rôle. Il a réussi, donc bravo.

Un des autres protagonistes est le fameux furet. Celui qu’on voit à l’écran est-il vrai ? Comment s’est passé le tournage avec cet animal ?

B :  C’était un vrai. Pas dans toutes les scènes où on le voit mais avant le tournage, on est partis avec Mathieu voir des animaux comédiens. Mathieu n’étant pas très à l’aise avec les loups, c’était plus simple de ramener un furet. C’était impressionnant de voir des animaux comédiens. Il faut savoir que le furet, c’est un animal qui ne tient pas en place. Il bouge partout. Par contre, c’était le seul qui connaissait son texte.

Pouvez-vous nous présenter le film ?

M.M. : C’est un film sur la paternité. C’est sur la PMA, un thème dont on parle peu. Mais ce qui est surtout osé, c’est de faire un film diffusé en primetime sur quelqu’un qui devient stérile parce qu’il s’est fait mordre les testicules par un furet. Après, il y a en toile de fond une comédie romantique, même si on a essayé de ne pas tomber dans le patos. On peut parler de comédie familiale. On espère que cela va nous permettre de faire d’autres comédies.

B : La PMA arrive en second lieu. Cela parle d’un mec qui se pose des questions parce qu’il est bien dans sa vie. Du jour au lendemain, il apprend qu’il ne pourra plus jamais avoir d’enfants. Sa vie prend alors un autre sens. C’est un très belle comédie sentimentale.

Comment abordez-vous la sortie ?

M.M : Ce métier c’est que des accidents plus ou moins heureux. Il n’y a qu’un truc qu’on peut maîtriser nous, c’est monter sur scène.

B : Au cinéma ou à la télé, une fois que c’est dans la boîte cela ne nous appartient plus. Maintenant, c’est au public d’en faire bon usage on espère que cela va marcher. On y a mis du cœur et du kif. On l’a montré au festival de La Rochelle, c’était un carton. D’autant plus que les gens ont besoin de rire.

 

Rendez-vous ce soir à 21h sur TF1 pour découvrir Le Furet.

©Le furet – Julien Cauvin