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Ben H

Ben H dans le monde du We Love Comedy

 Si entrer dans la vie d’adulte est une étape cruciale, il est en pour qui elle ne se présente jamais.

Pourquoi quitter un imaginaire naïf au profit d’une réalité sans couleur ? Pourquoi se faire violence, alors que la vie d’enfant est un délire perpétuel ?

Ben H détaille à merveille cette transition par métaphores, d’imitations en improvisations, de personnages en traits de caractère qui se trouvent tous en lui, dans ce corps d’enfant devenu grand (assez grand pour, le moment opportun, délaisser Oui-Oui pour acquiescer à une fellation).

Le stress est palpable, les mains tremblent parfois et la langue bute sur quelques mots, mais si devenir adulte est compliqué, être humoriste l’est encore plus. Les tournures de phrase sont bonnes et Ben H, tout grand qu’il est, sauve l’honneur par des acrobaties dont son équipe s’accommode et se joue.

Il y a l’amusement et il y a l’humour, pour un spectacle d’une heure dynamique et sans transition. Ben H, en montant sur la scène ce Mercredi 21 septembre, est vraiment entré dans Le monde des grands.

Entretien avec un  « adulescent ». 
 

Comment t’es tu retrouvé sur la scène de l’humour ?

J’étais au conservatoire, je faisais du théâtre et un jour un festival était organisé près de mon école. Ils voulaient que quelqu’un du coin soit présent. La directrice du conservatoire m’a sélectionné et j’ai joué le seul sketch que j’avais à l’époque. Un agent était présent et m’as demandé si j’avais un spectacle, ce que je n’avais pas à l’époque. Je lui ai dit « laisse moi 6 mois ». J’ai quitté la classe, pris des cours en solo et ma directrice a mis en scène mon tout premier spectacle. C’est comme ça que tout a commencé.

Ton spectacle s’appelle « Le Monde Des Grands », comment c’est dans ta tête ?

Je voulais faire un parallèle entre l’avant et l’après, c’est fidèle à ma vie. J’ai 28 ans, j’arrive dans un âge qui commence à être sérieux avec des responsabilités mais j’ai l’impression d’être encore un ado attardé. J’écris sur ce que je connais, je transpose ces questions sur scène et j’essaye d’en rire le plus possible.   

Vises-tu une cible en particulier ?

Je ne pense pas viser de cible en particulier, je joue mon spectacle à Paris, en Province, avec des vieux, des moins vieux. Mais je ne pense pas faire un spectacle pour des ados, je ne suis pas dans la case 15-20 ans.

Ton metteur en scène, Jarry, a connu un grand succès sur scène et à l’écran. Comment ça s’est fait entre vous ?

Ce phénomène théâtral ? Je l’ai rencontré dans un Peep Show a Pigalle (rires) 

 

Je jouais mon spectacle au Théâtre Classique et il est venu me voir un soir. Aujourd’hui on travaille ensemble depuis 2 mois. Ça me change par rapport à mon dernier spectacle où je n’avais pas de metteur en scène. Là, je redécouvre ! Il bombarde un peu tout, change le rythme. J’apprends pleins de choses. C’est tout jeune et c’est tout bien.

On m’a dit que tu avais un job dans la finance à coté, comment tu fais pour gérer ?

C’est vrai. Ça allait mais ça a commencé à se muscler ces dernières semaines avec les répétitions, le travail avec production.. ça devrait se tasser.

J’ai vu que tu avais aussi co-écrit et mis en scène le spectacle de Sabine ?

J’ai monté une scène d’impro avec des gars de la cible et d’autres comédiens venus d’autres lieux. On faisait ça une fois par semaine, j’ai connu Sabine comme ça et la collaboration s’est faite naturellement. 

Si tu pouvais avoir un pouvoir magique ?

Lire dans les pensées, ça éviterait toute forme d’hypocrisie !

J’aurais bien dit voler mais j’ai le vertige..

Qu’est ce que tu écoutes en ce moment ?

Casseur Flowters ! Leur délire, c’est ma vie. 

Qu’est ce qu’une punchline ?

Te surprendre, te retourner la tête en une phrase. A la manière de Fary et de son écriture et Bun Hay Mean aussi, il me tue en une phrase, je la vois jamais venir. 

 

 

 

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