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En tête à tête avec David Azencot

Un Sangoan brun, un parcours atypique, un slogan. Rencontre…

We Love Comedy Magazine : Dans ton spectacle, tu parles de déception face aux promesses des publicités. Est-ce que de ton côté il y a une promesse que tu ne peux pas tenir ? 

David Azencot : Me lever tôt ? Non, moi ce serait plus le « non, ce soir je ne sors pas ! » Ça, je ne sais pas faire… Mais surtout ce que je fais pour tenir mes promesses, c’est que je n’en fais pas ! (rires)

WLCM : Ta publicité préférée ? 

D.A : J’ai des références, un peu anciennes… C’est celle pour « Knacki Ball ». Pour moi c’est l’exemple type de la pub réussie ! Tout est réuni, la dépréciation du produit, le personnage accrocheur et le jeu de mot. On sent presque l’improvisation dans les prises avec la saucisse qui tombe etc…ça relève la créativité qui se perd un peu dans ce milieu… Et dans ce cas là, « c’est bon d’avoir les boules« . 

WLCM : La publicité pour toi, ça a un peu été l’antichambre de ton métier de comédien. Tu t’es pris beaucoup de bides en pub ? 

D.A : Oui bien sûr. J’étais un peu là par hasard, c’était un coup de piston, je ne savais pas quoi faire, j’écrivais déjà dans mon coin. À l’époque je n’imaginais même pas que j’allais devenir comédien/humoriste. Et pourtant, j’avais déjà écrit un court métrage que j’avais réalisé, j’écrivais un roman comme tous les jeunes, je commençais à écrire des sketchs pour une radio associative, mais vraiment à aucun moment, dans mon schéma de vie il y avait marqué « fais de la scène ». 

WLCM : Du coup ça fait maintenant 6 ans que tu fais de la scène c’est bien ça ? 

D.A. : Oui voilà. Et le truc c’est que moi j’ai commencé à l’envers. Je n’ai pas testé mes vannes. J’ai écrit un spectacle, pris une metteur en scène et go. C’est après en fait que j’ai commencé à faire des scènes ouvertes pour rectifier ce qui marche et ce qui ne marche pas. C’est fin 2012 que le spectacle a pris la couleur de la publicité. Je ne voulais pas faire un spectacle uniquement là-dessus, mais j’ai choisi ce fil conducteur. Et « Fils de Pub », c’est un nom créé par Jacques Seguela. À l’époque je faisais des émissions de radio pour France Inter et c’est là que je l’ai croisé. Je lui ai demandé si je pouvais appeler mon spectacle comme ça et il m’a dit « Mais bien sûr, ça me fait plaisir ! Et reviens-nous vite dans la publicité ! » 

WLCM : Et avant de retourner bosser, si tu te rendais sur une île déserte, quel est le plat dont tu aurais le plus de mal à te passer ? 

D.A. : Le Houmous ! Et sinon les cacahuètes aussi. 

WLCM : Tu as l’âme révolutionnaire ? 

D.A. : Révolutionnaire ? (rires) Je n’irais pas jusque là ! Par contre, je pense que maintenant, j’ai une meilleure conscience du monde qui m’entoure que lorsque j’étais étudiant à Sciences Po ! Je me pose donc les questions relatives à l’évolution de notre société et malgré mon pessimisme j’ai l’envie de dénoncer certaines choses avec une opinion plus tranchée qu’à l’époque. 

WLCM : Si tu étais Dieu, tu interdirais quoi ? 

D.A. : Dieu. J’interdirais tous les cultes. Voilà, ça fait partie des choses que je n’aurais pas dites y a 20 ans. Et c’est paradoxal, parce que il y a des aspects de la religion que j’aime beaucoup, mais je crois qu’il faut être radical. Surtout si j’étais Dieu ! J’apparaitrais au milieu de Central Park ou ailleurs et je dirais « Bon, les gars, on arrête tout. Oubliez-moi ! »

WLCM : Une fusion entre Nicki Minaj et Missy Eliott ? 

D.A. : (rires) Ça donnerait quelqu’un d’assez gros non ? Musicalement en tous cas, j’avoue que ça ne me parle pas vraiment. Je suis plus LCD Soundsystem musique de film, d’ascenseur, musique répétitive comme Steve Reich. 

WLCM : Donc si tu étais condamné à aller à un concert de jazz, tu irais avec qui ? 

D.A. : Bill Clinton évidemment ! En plus il aurait des plans cul pour après… Plus sérieusement, ça m’arrive quand même d’aller à des concerts de jazz, j’ai eu ma période, mais elle est passée dirons-nous. 

WLCM : Si tout était possible, tu souhaiterais rencontrer qui ? 

D.A. : Alors personne en particulier, mais si tout était possible, j’aimerais pouvoir remonter le temps et participer à d’autres époques. 

WLCM : On t’imagine plutôt bagel (David Azencot est scénariste et comédien pour Studio Bagel ndlr), mais le burger, tu l’aimes comment ? 

D.A. : Alors déjà, maison. Je boycotte tous les fast food. Mais l’important c’est de la bonne viande de qualité, de faire cuire le fromage sur le steak. Il faut qu’il fonde dessus. Puis on rajoute des gros cornichons et des oignons revenus. Et attention, le pain, réchauffé, mais pas grillé. Bravo, j’ai faim maintenant ! (rires)

 

12336359_10207643529542136_2017816234_n« Fils de Pub », les 9 et 10 décembre 2015 au Théâtre de Dix Heures. Aperçu par ici 😉

PROLONGATIONS EN JANVIER

 

 

 

 

 

David Azencot dans les « Pour ou Contre » by Dou