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Interview drague et romance avec Mohamed Nouar

Nouar comme ça se prononce et Mohamed comme ça se dénonce

Dans son spectacle « Le Dernier Gentleman », le charmant Mohamed Nouar énumère les leçons à suivre pour être un chic type. Notre rencontre a été l’occasion pour nous de découvrir si Mohamed était réellement le dernier des gentlemen. Réponse avec l’intéressé.

Comment t’es venue cette idée de réaliser un spectacle sur les gentlemen ? 

Il y a plusieurs raisons. La première est que j’ai toujours voulu être élégant sur scène et rester dans la finesse. Et à coté de ça, j’ai eu un retour du public me disant que j’avait un côté gentleman. Ça m’a fait marrer le mot gentleman, parce qu’aujourd’hui on va dire « ce mec là il a du style » mais le mot gentleman c’est plutôt un mot daté. Je me suis dit pourquoi pas faire revenir ce truc dans une version plus moderne.

WLCM : Mais dans la vie, tu es un vrai romantique ou c’est du pipeau tout ça ?

M.N. : (Rire) C’est difficile de le dire, il faudrait poser la question aux autres. Un gentleman n’a pas le droit de s’autoproclamer gentleman. J’essaie d’être romantique (dit-il avec un large sourire). Eh oui j’ai toujours le sourire, donc ça gâche tout ! Après chacun a sa manière d’être romantique. On a tous des défauts et je pense que c’est ce qui fait le charme d’une personne. Un mec qui est trop parfait c’est chelou. Donc j’essaie d’être gentleman dans la vie, mais j’avoue, parfois je ne respecte pas les leçons de mon spectacle. Je reste un mec quoi.

Ça aide la scène avec la scène ?

Ça dépend de l’image que tu donnes sur scène. Un mec qui fait que des blagues «pouet pouet», qui est dégoutant sur scène, il va faire rire les filles mais elles vont se dire «hey il m’a fait rire mais moi je rentre chez moi !». Mais est-ce que moi j’ai pécho? C’est ça ta question ? (Rire) Non moi je ne me sers pas de ça. Heureusement ! Je ne vais pas utiliser la scène pour pécho si tu veux savoir. Mais bon ça peut servir…

Mohamed Nouar

© Mathieu Bouckenhove

Un film dans lequel tu aurais adoré jouer ?

Il y en a beaucoup, mais j’aimerais bien faire du cinéma mais avec des rôles différents. Le problème c’est qu’aujourd’hui malheureusement l’actualité rattrape les castings qu’on nous propose. J’aimerais bien avoir des rôles qui n’ont rien à voir avec les clichés liés à mes origines. On pense souvent aux Etats-Unis, parce qu’il y a tellement de métissage là-bas que tu peux passer pour autre chose, on peut te proposer autre chose. C’est pour ça que j’ai écrit un spectacle sur le gentleman, parce que c’est pas tout de suite qu’on me proposera un rôle de gentleman au cinéma ! Et mine de rien ça influencerait les mentalités. Il ne faut pas s’enfermer dans le communautaire. Si nous, qui avons des origines rebeues, on s’enferme dans le communautaire, l’air de rien on influence les autres à faire de même.

Où aimerais tu être dans 10 ans ? 

Si dans 10ans j’ai encore l’énergie, et des choses à raconter je continuerai à monter sur scène. Mais si je suis occupé par d’autres projets, et que je n’ai plus le temps de travailler mes vannes, je ne vais pas monter sur scène pour me dire « je suis connu donc je vais me faire de l’argent avec un spectacle qui n’est pas de qualité ».

Après, bien sûr, comme beaucoup de comédiens, j’aimerais aussi voir ailleurs, dans le cinéma, dans la réalisation ou dans l’écriture. J’ai des projets, je me bats pour les réaliser. Je ne sais pas si je vais réussir, mais c’est ce qui me fait rêver. On verra dans 10 ans !

Qu’est-ce qui te fait le plus rire dans la vie ?

Les classiques de l’humour me font beaucoup rire. Les séries à la Seinfeld avec des personnages maladroits, absurdes, j’aime le coté clown. En ce moment, j’aime bien Master of None ou Louis de Louis CK.

mo nouar 3

Une friandise à laquelle tu ne résistes pas?

Les daims !

Pas mal, tu as toujours un paquet de daim chez toi non ?

Oh j’en ai plein. Je suis aussi très dessert à la crème, tout ce qui est dessert italien au mascarpone, tiramisu… Je tombe malade à chaque fois parce que j’en mange trop.

Tu gardes quel souvenir de ton premier amour ?

(Rires). Le premier amour c’est gênant. C’était quand même bizarre, t’en es pas fière, et parfois tu te dit heureusement qu’on grandit et qu’on change. Mais il y avait un truc magique, une magie qui pourrait se rapprocher du gentleman. Tu étais moins dans la consommation, plus dans le coté rêve, romantique. Ça reste mignon.  

Demain tu invites une potentielle proie à venir dîner chez toi, qu’est-ce que tu lui réserves ? 

Déjà elle a accepté de venir chez moi donc elle a accepté le piège. Dés qu’elle rentre je claque la porte, je l’enferme. J’éteins la lumière et elle est dans la merde. (Rire). Si tu l’invites chez toi, c’est soit que tu veux pécho le premier soir, soit que tu es un crevard et tu veux pas payer le restaurant. Ou les deux. Je pense que l’idéal c’est d’impressionner, donc de préparer toi même le repas. 

Si tu avais un endroit à nous conseiller pour aller draguer ?

À Paris ? C’est compliqué (rire). C’est toujours compliqué à Paris de draguer. Il faut être stratégique. L’idéal c’est les soirées pub, où à la fois tu peux danser, aller boire un verre, comme le Paname Art Café ! Il y a tout ce qu’il faut ! Si tu veux séduire tu l’as fait rire au sous sol avec les spectacles, ensuite tu montes et tu as le coté un peu lounge avec la musique. Il y a des jeunes, ça bouge, il y a du métissage. La personne va arriver, elle va trouver ça cool, tu lui as fait découvrir un lieu.

Tu écoutes quoi comme musique en ces jolies journées de printemps ?

Jul ! (Rire), plus sérieusement 7 years de Lucas Graham :

ou Liar liar de Cris Cab , qui est a la fin de mon spectacle. 

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