Le graff en 6 personnages fictifs

On me dit dans l’oreillette qu’on fête aujourd’hui la saint Alain. L’occasion idéale de rendre hommage à Alain Racine ! Ça ne vous dit rien ? Et pourtant on connait tous le Faucon Pèlerin, sont alter-égo ! Merci Marvel pour ce pseudonyme qui permet de laisser en paix la vie du citoyen Alain tout en laissant libre le mercenaire qu’est le Pèlerin. Et il n’y a pas que dans les Marvels que le surnom est salvateur, voire indispensable. Car bien que le pseudo soit monnaie courante dans beaucoup de domaines, il n’en est pas pour autant systématique, contrairement au milieu du graffiti dans lequel il fait partie du décors.

La rédac s’est amusée à personnifier les différentes propriétés du pseudo dans le graffiti, à travers des personnages fictifs que l’on affectionne particulièrement.

 

1. Le signataire emblématique : Zorro

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Le choix du pseudo fait partie intégrante de la signature du graffeur. Les lettres ne sont pas choisies au hasard et leur style non plus. Le graff est alors, au même titre que le Z de Zorro qu’il signe à la pointe de son épée, une carte d’identité de l’artiste.

 

2. Le hors la loi anti-social : Elliot de Mr Robot

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Leur blaze permet aux graffeurs de rester anonymes et d’éviter les répressions policières. Ils gardent leur vie sociale indemne le jour et vole vers le vandalisme la nuit. Tout comme Elliot, le héros de la série Mr Robot, un hacker inconnu des forces de l’ordre, qui tient une vie «normale» pendant les heures de boulot.

 

3. Le membre du crew: les Avengers

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Une signature attribuée à un groupe ou un gang rend la démarche des graffeurs plus éparse et retentissante. La solidarité d’un groupe et leur objectif commun encourage la pérennité des bandes de graffeurs. Tel est le cas des membres des Avengers, certes super-héros individuellement mais bien plus efficaces ensemble.

 

4. L’homme mystère: l’homme invisible de George Wells

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Le pseudo participe à l’engouement qu’il peut y avoir autour d’un mec qui est partout mais dont on ne connait rien d’autre que sa signature. Alimenter le mystère dans le graff est comme un jeu de piste qui garanti une reconnaissance certaine et grandissante. L’homme invisible de George Wells a, lui, eu un destin bien plus tragique mais a fait de sa vie un véritable terrain de jeux meurtriers sur lequel personne ne pouvait le soupçonner.

 

5. La couverture anti-people : les Power-rangers

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Anti-strar système, les graffeurs qui restent dans l’anonymat souhaitent garder leur intégrité en n’étant connu que de leurs proches. Rares sont ceux qui maintiennent cette ligne de conduite, même si Banksy pourrait s’en approcher. L’identité des Power-rangers est elle aussi gardée secrète. Leurs costumes intégraux leur permettent d’être d’anonymes héros.

 

6. Le schizophrène : Dr Jekyl et Mr Hide de Robert louis Stevenson

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Le pseudonyme du graffeur peut aussi lui permettre de se montrer sous un nouveau visage lors de ses frasques picturales. Le pseudo permet de distancer la personne civile de la personne artistique, et facilite ainsi la création. Le filou Mr Hide a bien compris ce concept en se faisant l’opposé du Dr Jekyll, pourtant logé dans la même poche corporelle que lui.

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