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Paname Comedy Club Wonderland Yassine Hitch Maxime Chermat

Le Paname Comedy Club à Wonderland, on y était !

Chaque semaine, le Paname Comedy Club se produit à Wonderland. Au programme : un plateau de cinq humoristes pour une heure de rires. L’équipe du WeLoveComedy Magazine s’est rendue sur place pour assister à ce spectacle. Reportage.

20h30. Rendez-vous au 103, Cours de Vincennes. Près de la Petite Ceinture, Wonderland s’étend sur 6 000m2. Pour la première fois cette année, ce festival éphémère voit le jour. Organisé par l’équipe de WeLoveGreen, ce projet culturel invite tous les passionné.e.s, petits et grands, à venir découvrir les différents événements artistiques, sportifs et culinaires du lieu. Des stands construits en palettes se dressent le long du chemin pavé de pierres. Un skatepark, des terrains de pétanque et de basket mais aussi des buvettes et des foodtrucks ont été installés pour l’occasion. L’ambiance est festive et colorée. L’air est doux. 

A l’entrée du festival, un immense tableau en ardoise annonce le programme de la journée. Écrit à la craie, on peut y lire : « Paname Comedy Club – Agora – 21h ».

« Le site est magnifique », s’exclame l’humoriste Jean-Claude Muaka, venu jouer ce soir-là à Wonderland. Sous le chapiteau situé tout au fond du festival, une scène est aménagée. Sur un écran géant, se détache le logo du Paname en lettres lumineuses et son mur de briques. Des tables, des transats bleus et blancs sont prêts à accueillir le public. « L’effet plage te fait sortir de Paris », observe Thibaut, 28 ans. Habitué du Paname Art-Café, il assiste pour la première fois au Paname Comedy Club à Wonderland : « Ce que j’aime, c’est qu’on peut découvrir plein d’artistes différents », évoque Thibaut.

 

© Maxime Chermat

 

C’est également la première fois que l’humoriste Alex Di Mambro se rend sur ce site : « Je trouve que c’est sympa qu’il y ait des propositions différentes au sein d’un même lieu, énonce-t-il. Il y en a pour tous les goûts ! Tu as juste à tendre l’oreille pour savoir si ça te plaît et y aller spontanément. Tu ne te prends pas la tête pour voir quelque chose de culturel, tu n’as pas besoin d’attendre longuement dans une file pour entrer ou de te lever hyper tôt ».

Les coulisses de Wonderland

De l’autre côté du chapiteau, les humoristes attendent dans les loges et discutent, heureux de participer à cet événement : « On est très bien accueillis, s’enthousiasme Rodrigue, on est dans les bonnes conditions. On mange, on boit un coup, c’est détente. Et on est avec des gens qu’on aime bien ». L’ambiance est chill mais chacun.e est concentré.e sur son passage. Les artistes se préparent et échangent sur la scène à venir : Quel est l’ordre de passage ? Qui doit jouer au Paname après ?

 

© Maxime Chermat

 

Et tout le monde gère le stress à sa manière. : « J’ai toujours le trac, la pression, constate Jean-Claude Muaka. Je pense que c’est ce qui me permet de donner le meilleur de moi-même ». D’autant que la scène est à moitié en extérieur, une difficulté à laquelle les humoristes doivent faire face : « Quand tu joues sur ce genre de scène, les rires s’évaporent, explique Rodrigue. Les spectateurs ont un plus grand champ de vision donc ils sont plus sujets à la distraction : alertés par un bruit, une personne qui passe, etc ».

Show must go on !

20h50. Les spectateurs et spectatrices attendent devant l’agora, l’ouverture des barrières. En petits groupes, tous et toutes discutent, un ecocup à la main. C’est l’heure de prendre place. Les lumières descendent lentement, annonçant le début du spectacle.

Alex Di Mambro est le premier stand uppeur à monter sur scène. L’alchimie prend instantanément avec le public, enthousiaste et réceptif. Il scrute la salle, interpelle des spectateurs, balance quelques vannes et passe le micro à Nash-up : « Le public est hyper bienveillant, affirme la stand uppeuse en descendant de scène. Je me sentais bien, il y avait vraiment une good vibe. Pendant mon passage, mon micro s’est coupé. J’ai vu qu’on ne m’entendait plus et dans ma tête, il y a eu un « oh non ». Je me suis dit : « mais comment je vais faire ? ». Je ne voulais pas m’arrêter là-dessus alors j’ai enchaîné sans micro et ça s’est super bien passé. J’aimerais revenir jouer parce que j’ai passé un très bon moment ».

 

© Maxime Chermat

 

Quant à Yassine Hitch, c’est la troisième fois qu’il joue sur cette scène : « Plus je le fais, plus je m’habitue à la scène, explique l’humoriste. Et cette fois-ci, c’était top ! Plus je jouais, plus je m’appropriais la scène ». La soirée se clôture avec le passage de l’humoriste Alex Di Mambro. A la sortie, des personnes du public viennent le voir pour discuter, d’autres lui font des signes de pouce en l’air au loin. L’ambiance est conviviale et semble ravir le comédien : « J’étais stressé parce que c’est la première fois que je jouais devant autant de monde. Mais c’était super ! C’était une très bonne expérience et il y avait une bonne énergie ».

Un public conquis

« J’ai trouvé le spectacle génial », s’enthousiasme Marie, une autre spectatrice ravie. Si elle a déjà assisté à des spectacles au Paname Art-Café, elle ne connaissait cependant pas les humoristes présents sur ce line-up et se réjouit de les avoir vus ce soir-là : « Je suis déjà allée au Paname et bien qu’il n’y ait pas la même proximité avec le public, ça fonctionne très bien dans cet espace ouvert avec plus de monde. À quand pour ces humoristes l’Olympia ? Merci à eux de nous avoir distraits de la morosité de ces derniers temps et de nous apporter des moments de joie. En plus c’est gratuit, on aurait tort de s’en priver ! ».

Alors, qu’attendez-vous pour y aller ?

Rendez-vous sur l’Insta ou le Facebook du Paname Art-Café pour plus d’informations ou sur le site de Wonderland. Ce festival est prévu jusque septembre 2021.

©Photo de couverture : Maxime Chermat