Malcolm TotheWorld : « On s’est fait arrêter par la police en pleine course poursuite. »

Après avoir fait ses premières armes avec Le Woop, Malcolm To The World lance Normal son premier projet en solo. Une série en format court dont chaque épisode est publié tous les jours sur Instagram et Youtube. Nous l’avons rencontré dans les locaux du Woop pour en savoir plus.

Comment vous est venu l’idée de faire la série ?

Je faisais pleins de vidéos sur Instagram. Je me suis dit au lieu d’en faire pleins, je vais garder mes idées de gags et essayer de créer une histoire autour. L’objectif était d’en faire un feuilleton pour en faire quelque chose de plus fort. J’avais aussi envie de mettre à l’écran des choses qui me correspondaient plus. 

Justement quel est votre univers ?

Les voitures, l’adolescence où tu te prends toujours pour le plus gros gangster de la planète. Tu as envie de tout casser pendant 24 heures et puis finalement tu te dis « je vais ranger des cartons dans les rayons ».

Cela fait longtemps que vous vouliez lancer ce projet ? Vous avez fait beaucoup de vidéos sur YouTube mais on sait que vous êtes très cinéphile…

Le cinéma, c’est le but ultime pour tout le monde. J’ai eu la chance de pouvoir gérer ma création de A à Z avec le budget qu’on m’a donné et acquérir de l’expérience. C’est déjà une chance incroyable d’avoir pu finaliser ce projet.

Normal Episode 0

Chaque plan était déjà pensé pour qu’il y ait toujours un peu de mouvement. 

Outre Djimo, on retrouve d’autres invités surprises comme Elie Semoun, Doudou Masta, Vincent Desagnat,  Philippe Chevallier…

Je suis très satisfait du choix de mes comédiens. Ils ont fait exactement ce que j’attendais d’eux et ont apporté leur touche. Elie Semoun est venu à la dernière minute, alors qu’il n’était pas prévu. A chaque apparition à l’écran, il arrive à être hilarant et sans rien faire.

Comment s’est déroulé le travail d’écriture ?

Cela a mis un an mais cela m’a fait progresser sur la façon d’écrire. D’ailleurs, j’ai eu la chance de rencontrer Fred Chameau qui m’a aidé à poser mes idées sur papier. Comme c’est en format court, c’est censé être très dynamique. Chaque plan était déjà pensé pour qu’il y ait toujours un peu de mouvement. J’ai fait de la réalisation avec le Woop pendant deux ans même si on avait une équipe plus réduite que sur le tournage de Normal. Cela me donne envie de continuer sur d’autres projets avec des plus gros moyens. Cela reste dur, car on a seulement 1% des moyens du cinéma. On faisait des journées de 14 heures avec un tournage de 27 jours.

Quelles sont vos refèrences en Cinéma ou en séries qui vous ont donné envie de faire du cinéma ?

Comme beaucoup de cinéphiles, je suis ultra fan des frères Coen. Ce qui m’a donné envie d’écrire c’est la série Fargo, avec beaucoup de rebondissements. Tu suis un personnage sur trois épisodes sur une enquête qui le mène nulle part. Après, je pourrai citer Martin Scorsese mais c’est l’évidence totale. Ma série préférée c’est Gomorra, car j’aime bien les trucs où on tue des gens (rires nldr). Cette fiction est super bien réalisée. Dans ma série je voulais absolument des plans de voitures filmées d’une grue, vu que j’adore les voitures. Voir à l’écran des voitures et des courses poursuites procure quelque chose de jouissif en moi. Dans Gomorra quand on voit les voitures filmées d’en haut, cela me procure des émotions même si c’est du matériel. Pour mon prochain projet, je mettrai plus de plans de voitures (rires). 

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Une scène en voiture de Gomorra

On s’est fait arrêter par la police en pleine course poursuite.

La comédie c’était votre plan A ?

Je voulais en faire petit mais je ne pensais pas que c’était possible. Donc j’ai travaillé dans la vente. Je me suis toujours dit « Je fais n’importe quoi de ma vie tout ce que je veux mais à 25 ans, je dois choisir un métier » que je ferai toute ma vie et que je n’aurai pas le droit de changer. J’ai mis un an pour choisir ce que je veux faire. Je me suis dit « ce que j’aime le plus c’est faire rigoler ». C’est vraiment parti de là. Ma meuf m’a dit « fonces » et je suis monté à Paris pour faire le cours Florent.

Votre anecdote la plus marquante du tournage ?

On s’est fait arrêter par la police en pleine course poursuite, car on conduisait dangereusement selon eux. En tout cas je peux affirmer qu’on a pris 10kg. Vu qu’on travaillait toute la journée, on mangeait n’importe comment. Comme t’es stressé et tu penses uniquement à avancer, tu manges que des Kinder Bueno. Si tu regardes les plans comme cela n’a pas été tourné dans l’ordre chronologique, tu peux voir chez moi une différence de corpulence. Apparement cela arrive parfois sur les tournages, notamment avec la série Les Sopranos ou les acteurs avaient des buffets importants, donc ils prenaient trop de poids et ils n’étaient pas raccords. J’ai au moins un point commun avec cette série (rires)

Les Sopranos et la nourriture…
Retrouvez Normal sur Instagram tous les jours et sur YouTube juste après.
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