Nadia Roz , elle fait du bien !

©Rachel Sadeddine

Révélation du Marrakech du rire en 2015, Nadia Roz est une réelle bouffée d’oxygène sur scène.

Sa bonne humeur et son dynamisme embaume la salle en un rien de temps. Outre son spectacle «Ça fait du bien», elle incarne aussi de plus en plus de rôles dans des séries à succès comme «Scènes de Ménages» ou encore «Péplum». Le We Love Comedy a eu la chance de rencontrer ce petit bout de femme remarquable.

Et qu’on le sache : Nadia roz aime les chocolats et bonbons en tout genre. Il y en a toujours quelques uns cachés en vrac dans son sac. C’est «quand tout va bien» me dit-elle. C’est donc après deux, trois mini-Kinder en bouche, que nous sommes fin prêtes pour commencer l’interview.

WLCM : Tu es en spectacle en ce moment, as-tu d’autres projets ?

NADIA ROZ : Oui, je suis en train de tourner une série pour M6 qui s’appelle «Commissariat Central» qui sera diffusée à partir de juillet prochain à 20h. On est six comédiens et on fonctionne par binôme de flics. C’est un super projet !

WLCM : Le cinéma ça te tenterait ?

N.R : Évidemment ! Il y a des projets en cours, en tant que comédienne et scénariste, mais c’est encore très embryonnaire.

WLCM : Le début de ton spectacle est très orienté sur tes origines, pourquoi ce choix ?

N.R : Dans mon spectacle, je me présente, je parle de moi et après j’extrapole. Donc en commençant mon spectacle j’étais obligée de parler de mes origines. On se doute bien en voyant ma tête que je viens de la Vallée de Chevreuse (rire). Je m’en amuse. Et en fait Tata Zouméta existe vraiment, c’est un mix entre plusieurs de mes tatas et des femmes autour de moi. C’est aussi une façon de leur rendre hommage. Et puis ça me fait rire.

WLCM : Est-ce que tu suis les conseils de ta tante et tu fais du sport en faisant le ménage ?

N.R : Ouais ouais, j’optimise !

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©Rachel Sadeddine

WLCM : Tu fais aussi un spectacle d’improvisation…

N.R : Oui, je joue dans un spectacle d’impro qui s’appelle le «Grand Show Time» au Grand Point Virgule, les vendredis et samedis à 22h30.

WLCM : Qu’est-ce-qui te nourrit dans l’impro que tu ne retrouves pas quand tu joues dans un spectacle, et inversement ?

N.R : Ce dont je me sers dans ma culture de l’impro pour mon spectacle, c’est la création de moments inédits chaque soir. C’est important, ça me permet d’éviter la routine.

Après ce que j’aime dans un spectacle d’impro, c’est d’être sans filet. C’est de l’adrénaline ! On est des funambules et on danse vraiment sur le fil, on ne fait pas que marcher. En fait quand tu es sur une scène d’impro il n’y a que des numéros 10: que des attaquants. On crée de super moments.

WLCM : T’es plus couscous merguez ou boulettes ?

N.R : J’ai envie de te dire ni l’un ni l’autre, parce que les couscous merguez ou boulettes ce sont des inventions. C’est un peu comme les sushis qu’on mange à Paris. Au Maroc on mange les boulettes en brochettes. Moi je suis plus couscous aux 7 légumes, avec plein de couleurs. Plus il y a de couleurs, meilleur c’est.

WLCM : Où aimes tu passer tes vacances d’été ?

N.R : En Bretagne, à l’île de Ré ! J’adore, je kiffe. C’est mon coté «j’aime le vent, j’aime le vent d’hiver».

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©Rachel Sadeddine

WLCM : Si tu avais un film à nous recommander ?

N.R : Le film de Kheiron «Nous trois ou rien». C’est le genre d’histoire dont on a besoin en ce moment. L’histoire est belle et raconte que derrière chaque immigré il y a des parcours.  C’est important de ne pas les cantonner à une masse. Ce sont des individus qui ont tous une histoire incroyable. Donc film à voir.

WLCM : Quel est le compliment que tu détestes qu’on te dise ?

N.R : J’aime bien les compliments en vrai. J’aime bien en recevoir et j’aime bien en faire. Je trouve que ça fluidifie les échanges. Et puis c’est toujours agréable, c’est comme se parfumer: tu mets un pchit pchit de compliments et hop ! Après tout le monde a le sourire.

WLCM : Quand tu étais jeune tu étais plus la copine qui fait rire la galerie, ou un peu réservée qui a voulu faire du théâtre pour s’émanciper ?

N.R : Ce qu’il faut savoir c’est que étant petite, j’étais très petite. J’avais un coté mascotte: le petit porte clé, la schtroumpfette, la naine, on m’a donné beaucoup de surnoms. Du coup, j’ai dû compenser avec une très très grande bouche, de l’humour et de la répartie. J’avais plutôt envie de faire marrer les copains et copines.

WLCM : Où te vois-tu dans 10 ans ?

N.R : Je me souhaite de travailler toujours autant et puis d’avoir le luxe de pouvoir faire des choix artistiques. Avoir le luxe de l’exigence, ça se serait vraiment mon rêve. Mais continuer de travailler et de vivre de ma passion ce sera déjà pas mal.

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©Rachel Sadeddine

Retrouvez toute la programmation de Nadia Roz sur son site.

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