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Noman Hosni, une source d’énergie inépuisable

Il y a encore quelques jours, on se croyait en été. Mais si, rappelez-vous : les terrasses affichaient complet et les bords du Canal Saint-Martin étaient pris d’assaut. De mon côté, je devais rejoindre Noman Hosni au Paname Art Café en début d’après-midi…

Le temps de chausser mes lunettes de soleil, je file au Paname. Les bureaux ne sont pas loin, je peux moi aussi longer les quais du Canal Saint-Martin, pour profiter des rayons du soleil. Sur place, on m’installe en terrasse. Entre deux révisions de mes questions pour l’interview, je m’accorde une pause ensoleillée.
Aller, j’arrête de me rêver en vacances, j’aperçois Noman qui arrive…

WLC : Raconte-nous ta première scène.
Noman : Ma première scène, c’était au FIELD. 
J’habitais en Suisse et on m’avait expliqué que c’était une scène ouverte, où l’on peut venir jouer un sketch comme ça, pour se faire découvrir au public. C’était génial, ça n’existait pas chez moi. Donc il fallait que je vienne à Paris de Genève…
C’est 80 euros l’aller, donc tu en as pour 160 euros juste d’aller-retour. J’arrive, je me présente à 18h au théâtre et la femme à l’accueil me dit que en fait c’est à 19h et que je dois repasser. Super. Je me représente à 19h, et là, je vois un monde de fou. Je pensais que c’était simplement des personnes qui allaient assister au spectacle, mais pas du tout. C’était tous des humoristes qui voulaient tenter leur chance. La gérante du FIELD en choisit trois ou quatre et nous dit : « C’est fini pour les humoristes, on a ce qu’il nous faut. Est-ce qu’il y a des numéros d’acrobaties ? ». Je venais de me taper un aller à 80 euros, je ne pouvais pas être venu pour rien, il fallait absolument que je passe. Comme je savais faire quelques trucs, je n’ai pas hésité, j’ai levé la main. En loge, je joue le jeu à fond, je m’échauffe pour rester crédible et tout. Puis vient le moment où l’on m’annonce sur scène.
Ma première scène ! Gros stress. Mais heureusement, ça s’est super bien passé. Je suis arrivé sur le plateau, j’ai fait une roue ratée et j’ai joué mon sketch. La responsable du FIELD, Céline, m’en a un peu voulu sur le coup, c’est vrai, mais je suis très content de cette première fois. C’est à partir de ce moment que je me suis dit : c’est ÇA que je veux faire, je veux faire rire les gens.

WLC : Tu es donc arrivé sur Paris pour devenir humoriste ?
Noman : En fait on est venu me chercher, j’ai fait le Jamel Comedy Club direct et puis je suis resté sur Paris. 

WLC : J’ai cru voir que tu aimais bien exécuter quelque cabrioles sur scène…
Noman : J’ai toujours aimé le sport. Pendant longtemps j’ai hésité à être cascadeur, réalisateur ou humoriste. Du coup, je suis les trois, mais en ce moment je suis plus humoriste.

WLC : On en parle du trapèze volant ?
Noman : Oui, j’ai fait du cirque ! Un jour, je me suis dit : « Tiens, si je faisais du Trapèze volant !». Exactement comme j’ai toujours eu envie de faire de la chute libre. Un autre jour, je me suis demandé comment en faire, où est-ce qu’il fallait que je me renseigne etc. Alors j’ai fait des recherches là-dessus. À l’époque internet, c’était super long, du coup, j’avais regardé à l’arrière des cahiers de textes, il y a tous les trucs de fédération française. J’ai regardé la Fédération Française de parachute. J’ai appelé et ils m’ont dit où aller. C’est comme ça que j’ai commencé la chute libre. J’ai même utilisé mon premier salaire pour sauter d’un avion.

WLC : Tu fais aussi du skateboard et du roller non ?
Noman : Oui tout à fait. J’ai même été prof de roller, ”Roller in ligne”, j’avais 22 ans. Quand j’ai commencé, je ne savais même pas en faire. J’étais prof de fitness au Club Med (Nous avons droit à une magnifique démonstration de prof de fitness).
J’étais donc prof de fitness en Grèce et j’ai quitté l’équipe pour aller dans un autre club. Mais on s’entendait tellement bien avec l’autre équipe, qu’ils voulaient que je reste. Seulement il ne restait qu’une seule place vacante, celle du prof de roller ! Comme je ne savais pas en faire à l’époque, pour être crédible les premier cours, je m’étais bandé la cheville et prétendu à une blessure ! J’étais en tongs et je donnais les cours comme ça, faisant croire que je m’étais foulé la cheville en roller ! (rires ndlr) Et toutes les nuits, je m’entraînais discrètement pour finir par maîtriser un peu le truc. J’étais vraiment motivé…

WLC : Et tes expériences de premières parties ?
Noman : Eh bien c’est super cool, parfois très drôle. Aux séances de dédicaces par exemple… Donc tu viens avec l’artiste pour le soutenir. Mais à ce moment là, le public ne sait jamais quoi faire avec moi ! (rires ndlr)

WLC : Tu prendrais qui en première partie toi ?
Noman : Je crois que je prendrais un suisse qui s’appelle Nathanaël Rochat, que j’aime beaucoup. Il est super bon.
Mais j’ai plein de potes qui font de l’humour et je les trouve tous super marrants. Je prendrai l’un d’eux c’est sûr ou comme je l’ai dit Nathanaël Rochat que je trouve excellent et qui mériterait d’être plus connu.
Mais surtout, quand tu prends une première partie et que tu pars dans l’idée de faire une tournée, tu choisis un mec avec qui tu t’entends bien. On passe beaucoup de temps ensemble, il faut donc quelqu’un avec qui je me marre, oui c’est ça un pote avec qui je me marre voilà ! Et qui sait tenir sa langue… Un vrai pote quoi ! (rires ndlr)

WLC : Des projets de tournées ?
Noman : Oui, ça arrive…!

C’est sur quelques mots que nous sonnons la fin de l’interview. Noman file tourner de nouvelles vidéos à publier sur les réseaux sociaux, pour notre plus grand plaisir, en attendant de pouvoir le retrouver sur scène !

 

Noman Hosni

Photo Benjamin Boccas