SCORSESE, l’exposition

L’un des plus grands génies du cinéma contemporain est à l’honneur à la cinémathèque française .

Dix ans après avoir participé à l’ouverture de la Cinémathèque, Martin Scorsese était de retour à Paris pour l’inauguration de sa retrospective. L’occasion pour nous de revenir en quelques mots sur ce sacré petit bonhomme !

Si petit et si grand à la fois, Martin Scorsese n’a plus rien à prouver de son talent. En revanche on découvre au travers de cette retrospective, ses talents cachés ! En cinéphile hors pair, il voue un culte pour le grandiose Hitchcock comme peu de réalisateurs d’aujourd’hui ne sauraient le faire. En se baladant entre storyboards, photos, et autres trésors Scorsesiens, on finit par tomber sur une pièce noire où est diffusée la preuve ultime de ce culte: un documentaire fiction réalisé à la façon Hitchcock pour Hitchcock, et le tout non dénué d’humour. Voilà un exemple de petites pépites qu’on l’on peut découvrir au cours de cette exposition. L’oeuvre du grand maitre est analysée par thématique. On retrouve ainsi plusieurs séries d’extraits destinées à nous dresser le portrait cinématographique du réalisateur. 

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Les Nerfs à vif (1991)

Malgré des analyses vidéos extrêmement intéressantes, le reste de l’expo demeure un tantinet sage et platonique. Une succession de croquis, de photos et de panneaux explicatifs à nous donner le tournis. L’une des grandes surprises de cette rétrospective est la dimension graphique de l’art de Martin Scorcese. En effet il réalisait lui même tous ses storyboards à la main. On découvre alors les personnages cultes que l’on connait aujourd’hui à leur état fécond, tout droit sortis du crayon de leur maître. 

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Taxi Driver ( 1976)

 

Car ce petit bonhomme détonne bien plus que n’est spectaculaire cette exposition. Fondateur de World Cinema Foundationil s’engage dans la conservation, préservation et restauration du patrimoine cinématographique tel un cinéphile passionné. Pas ami de Woody Allen pour rien, c’est aussi tel un véritable « père castor » qu’il sait accaparer son auditoire en racontant ses aventures hollywoodiennes. C’est sans doute beaucoup par pudeur que le grand Martin se cache derrière des scénarios sombres et violents, pour la plupart, car dans le fond il rayonne d’humour et de vitalité.

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SCORSESE / Cinémathèque française 

Du 14 octobre 2015 au 14 février 2016

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