Younes & Bambi : « On tourne cet été avec Jean Reno »

Younes & Bambi
Crédit Photo : Laid Liazid

Sur la scène du Jamel Comedy Club, Younes & Bambi se balancent vannes sur vannes sur le thème juif/arabe. Une opposition humoristique pour permettre d’aborder le thème du vivre ensemble que ce duo incarne à merveille. Entretien avec deux comédiens qui prouvent que l’union fait la force.

Comment s’est faite la rencontre ?

Bambi : Il y a six ans. C’était rue Montorgueil. Je vendais des bagels dans un resto. Il m’a commandé un bagel double pastrami mayonnaise.

Younes : Je venais souvent vu que je travaillais à côté. En discutant, on a pas mal rigolé. Du coup, on s’est dit qu’on devait monter sur scène ensemble. On faisait du théâtre et des scènes chacun de notre côté.

Dans votre spectacle, vous avez une chanson humoristique qui revient souvent « Nous sommes le vivre ensemble » qui symbolise votre duo. D’où vient cette chanson ?

B : On était à un karaoké chinois. La musique ne marchait plus, Younes et moi on rigolait. On a commencé à chanter et improviser les paroles. Dans ce karaoké, il y avait que des asiatiques, donc on était dans l’ambiance.

 

D’où viennent vos pseudos ?

Y : Younes Depardieu parce que je viens de Châteauroux. C’est la ville où est passé Florent Malouda, mais d’où viennent aussi Michel Denisot et Gérard Depardieu. Je faisais du théâtre et comme au quartier, mes potes se foutaient un peu de moi, on m’appelait Depardieu, depuis c’est resté.

B : Mon arrière-grand père était l’amant caché de celui qui a dessiné Bambi (rires), non c’est par rapport à Michael Jackson, dont je suis un grand fan.

De quoi parliez-vous avant de monter tous les deux sur scène et d’aborder le thème juif-arabe ?

Y : C’était pour un essai au Jamel Comedy Club. On a remixé des sketches, en l’adaptant à la sauce juif/arabe. 

B : A la fin, on nous a demandé si on avait un spectacle. C’était incroyable, vu que deux heures avant je faisais des bagels. 

Vous avez toujours voulu faire de la scène ?

Y :  J’ai grandi avec Jamel, Elie et Dieudonné, Les Inconnus. Quand je les voyais, je me disais que c’était ce que je voulais faire. De toute façon pour faire ce métier faut avoir le truc. Faire kiffer rire les gens, sinon c’est mort. Toute ma vie j’ai rendu fou les gens. Si j’avais pas fait de l’humour, je sais pas ce que j’aurais fait. 

B : J’ai fait pleins de boulots dans le commerce. Téléprospecteur pour panneaux solaires, du porte à porte pour vendre des LED, de l’immobilier. Ensuite, j’ai travaillé dans la finance. Sauf qu’en même temps je faisais de la scène. J’ai arrêté tous les petits boulots que je faisais quand nous avons joué devant Jamel. 

Y : D’ailleurs, ce jour-là, on avait devait faire que 10-15 minutes mais on largement dépassé le temps prévu. Jamel était dans la salle, il a surkiffé. On faisait des petits passages, puis le Marrakech du rire. 

Le thème du juif/arabe est venu comment ?

Y : Quand on s’est rencontré, on se charriait beaucoup par rapport à cela, ensuite on s’est dit. Pourquoi pas le faire en spectacle ? Cela n’a jamais été fait. 

B : A l’époque, on était dans une réflexion car il y avait plus beaucoup de duos en activité. Surtout qu’il y avait une ambiance un peu bizarre avec les polémiques avec Dieudonné, on voulait apporter quelque chose de différent. On ne parle pas que de ce thème la, on parle du vivre ensemble en général. Aujourd’hui on te force à vivre ensemble, alors qu’on a pas besoin qu’on nous force, cela existe déjà.

Quelles sont vos références ?

B : Jamel Debouze, Gad Elmaleh, Elie et Dieudonné, Elie Kakou, Les Inconnus, et leurs sketches c’était incroyable. 

Y : Raymond Devos c’est exceptionnel, au niveau de la plume. Personne n’arrive à l’égaler. 

Quelles sont les prochaines étapes ?

Younes : Pour l’instant, on continue de jouer notre spectacle deux fois par semaine au comédie club. Sinon, on tourne cet été avec Jean Reno dans un film. Deux semaines de tournage au Canada sont prévues et deux autres en France. Le thème est une comédie qui va parler de braquages.

Votre anecdote la plus marrante ?

Y : Il y avait un mec au quartier qui vannait tout le monde. Un jour, pendant deux heures il a vanné un mec. L’autre en face ne savait pas quoi dire. Pour répliquer il lui a répondu « tronche de citron » 

B : Au tout début, on jouait au théâtre des feux de la rampe. Il y avait trois personnes dedans. Il y avait notamment une fille qui parlait espagnol. Je l’interpelle dans le public. Le souci c’est que la fille comprenait à peine notre langue. Une autre personne présente ce soir-là qui avait le syndrome, Gilles de la Tourette. A chaque vanne, on l’entendait lancer des insultes. 

Y : Quand tu rentres chez toi en métro après cela, tu te poses des questions sur ta carrière. Il y a quelques semaines sinon, une fille nous a montré ses seins. Elle était pas terrible. 

B : On lui avait demandé si c’était un homme ou une femme. Elle s’est levé et elle a dit : « je suis une femme » et elle a soulevé son t-shirt pour nous montrer ses seins.

Younes et Bambi

 

 

 Retrouvez Younes & Bambi au Jamel Comedy Club, le Vendredi et le Samedi à  20 heures.

Leur page Facebook  et leur Twitter.

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