On était au Laugh Factory à L.A.

Laugh factory

C’est l’une des places incontournables du stand-up américain. Le Laugh factory de Los Angeles, à Hollywood, est bien plus qu’un comedy club. En effet, cet établissement qui fait partie d’une chaîne aux Etats-Unis, est devenu une institution. Tous les plus grands du stand up sont venus « ambiancer » l’auditoire. Nous étions sur place et on vous raconte.

Entrer dans cette institution de l’humour, c’est voyager dans le temps. L’ambiance est digne des cabarets, avec  des tables autour de la scène, plus haut, des balcons, comme à l’Opéra, et, à l’étage, une salle où on vous demande d’attendre avant de vous installer pour votre spectacle. Banquettes, petites tables rondes au centre desquelles sont posées les lampes art déco, probablement là depuis l’ouverture de l’établissement. On s’imagine facilement Marilyn Monroe déambuler dans cet endroit qui marie si bien passé et présent.

Un lieu présent dans le Guinness Book des records 

En parlant de célébrités, toutes celles que comptent le stand-up sont passées par là. Parmi celles-ci : Richard Pryor, Dave Chapelle, Eddie Murphy, Jerry Seinfeld, Louis CK et même Jim Carrey. Outre ces noms prestigieux, ce lieu fait partie du Guinness Book des Records, pour la performance suivante : dire le plus de blagues sans arrêter. Le 8 décembre 2010, plusieurs comiques ont enchaîné des blagues pendant 80 heures. Pulvérisant le record précèdent, celui du Comic Strip Live avec 50 heures. Un exploit inédit pour cet établissement fondé par Jamie Massada, un immigré débarqué d’Iran, qui a pu réaliser son rêve américain.

Justement, ce soir là, c’est soirée Perse. Notre hôte s’appelle Theran.« Mi-black, mi-iranien », comme il l’annonce au public. Né à Jérusalem, cet américain aime annoncer les origines de ses parents. Il saute sur l’estrade, vêtu d’une robe de chambre et d’une peluche dans la poche. Un peu comme si nous étions chez lui. Cet humoriste, qui joue également le Maître de cérémonie, présente chaque comique avant leur montée sur scène, en n’oubliant pas de glisser un petite vanne au passage.

Des blagues qui font plus ou moins mouche

Il y aura neuf comiques au total, dont Andrea Neissner, une débutante qui semble nerveuse, mais il faut remplir les quotas pour ne pas être accusé d’être misogynes. Andrea donne tout ce qu’elle peut, le public est patient et fait preuve de compassion. Ensuite, débarque Matt Rise le “beau gosse”, qui joue le flou entre hétéro et homo “qui-suis-je ?”.

Et les suivants, avec plus d’expérience, offrent aux spectateurs des éclats de rire. C’est au tour de Tre Stewart qui nous renvoie à nous-même, dans nos petits tracas du quotidien, les galères de nos histoires amoureuses. Comment tous, nous jonglons entre notre envie d’être en couple, et le fait que les meufs nous cassent bien les pieds quand même. Comment devenir parent peut se révéler être un vrai cadeau, mais peut aussi nous arracher de notre irresponsable liberté ?

Et il y a les silences de l’humour grinçant quand le comédien originaire de Détroit balance sur le racisme, l’esclavage. La salle se tait, et semble mal à l’aise. Et surprise, le même malaise s’installe quand l’humoriste balance des vannes sur Barack Obama. Le “touche pas à mon Obama” est palpable. Mais on entend une fille qui s’esclaffe tout de même.

Un bazar d’humour pour une soirée dans une autre culture. Si vous passez par Los Angeles et que vous souhaitez vous tapez une barre, vous devez absolument passer au Laugh Factory. 

Retrouvez toutes les informations concernant cet l’établissement sur leur site internet

Le prix d’entrée est de 17 dollars, sans compter deux boissons minimum (soft à 5 dollars et 12 dollars pour une boisson alcoolisée). A la sortie vous aurez droit à une invitation pour un prochain spectacle. 

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