Le livre de la Jungle 2.0: nouveau chef d’oeuvre des studios disney

On connaît les adaptations des films Disney au cinéma : Cendrillon, Blanche neige et le chasseur, Maléfique, La Belle et la Bête, et tant d’autres… Beaucoup d’entres elles sont décevantes, et en majorité anecdotiques dans la sphère féérique des contes. Le Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton était sans doute, jusqu’alors, le plus remarquable, d’ailleurs plus proche du conte initial de Lewis Caroll que de l’interprétation Disney. Mais voilà qu’avec leurs gros sabots, les studios Disney se lancent dans l’entreprise d’adapter Le livre de la jungle. L’adaptation de Tim Burton se voit alors magistralement détrônée par cette nouvelle réalisation de Jon Favreau (réalisateur de la série d’Iron Man), qui est tout simplement un chef d’oeuvre ! Tant esthétiquement, que narrativement et musicalement.

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La trame, se rapprochant d’avantage des sombres contes de Perrault que des acidulés films d’animations de Disney, ne laisse pas de place à la niaiserie enfantine. Ce film est un Livre de la jungle pour adultes, avec des morales engagées et actuelles, une 3D plus réaliste que jamais, tout en gardant une patte Disney légère, subtile et digeste. Les animaux de la jungle restent des prédateurs. À tout moment Mowgli risque sa vie. L’action est prenante, stressante, terrifiante même parfois. On en prend inlassablement plein les yeux par une nature luxuriante et incroyablement réaliste. On reste émus et touchés, par le lien que Mowgli réussit à créer avec certains animaux. Les yeux pétillants et pleins de vie des animaux en 3D nous font oublier que ce ne sont que des images de synthèse. Ce qui amplifie le potentiel affectif des personnages, tous aussi charismatiques les uns que les autres.

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J’en ai vu des choses dans la jungle mais je n’oublierai jamais cette nuit là où j’ai vu un petit garçon sans peuple rassembler la jungle toute entière.

On redécouvre la beauté du règne animal et leur force; et en parallèle, les atrocités, bouleversant un écho système, que l’homme peut causer en avec ses «astuces» et sa «fleur rouge». C’est beau, touchant, enivrant. On prend aussi conscience, à l’image de L’Odyssé de Pi, que les évolutions cinématographiques d’aujourd’hui peuvent nous livrer autre chose que de gros effets lourdingues pour des blockbuster pleins d’actions.

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Beaucoup de liens pourraient être faits avec le célèbre Roi Lion. En primauté l’impact que le film a sur ses spectateurs: rappelons-nous cette première fois que nous avons découvert la belle savane du Roi Lion, les larmes m’en viennent encore. L’aspect pédagogique et initiatique de l’histoire Mowgli guidé par Bagheera n’est pas sans rappeler Mufasa dictant la loi de la savane à Simba. La ressemblance demeure aussi dans la manière d’avoir envisagé, jusqu’aux plus petits rôles, tous méticuleusement travaillés et charismatiques, même si leur apparition n’est que brève. Sans compter les scènes d’action déjà impressionnantes à l’époque pour le Roi Lion et aujourd’hui bouleversantes dans ce Livre de la jungle 2.0. On reste scotchés jusqu’au générique de fin, surprenant et bourré d’ingéniosité.

Bref un nouveau chef d’oeuvre vient de naître. Les studios Disney auront au moins réussi une de leurs adaptations, et quelle réussite ! Applause.

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