L’Underground Comedy Club, 300 nuances de vannes.

underground comedy club
Photo : Christine Coquilleau

Après plusieurs années d’existence, l’Underground Comedy Club vient de fêter trois-centième édition. Crée Soun Dembele et Sam Blaxter, ce plateau est devenu un des rendez-vous incontournables de la scène du stand-up parisien. Nous avons rencontré ce duo pour en savoir plus.

Comment s’est déroulé votre rencontre ?

Sam Blaxter : On a pris quelques cours de one-man-show. En face de cette école, il y avait un bar. On s’est rencontrés dans ce bar-là et d’autres potes.

Soun Dembele : On a mis un peu de temps à se rencontrer dans l’école mais après notre rencontre, on s’est entendus rapidement. Il y avait une bonne ambiance dans l’école.

Quand et comment a commencé votre collaboration ?

Sam Blaxter : Le projet de l’Underdground Comedy Club est vite arrivé sur la table. Soun bossait avec un autre type. Ils avaient un projet de faire ce plateau. Je leur ai proposé de travailler avec eux pour balancer des jingles que j’avais crée, vu qu’à l’époque j’étais dans la musique. Ce plateau nous a permis de nous entraîner et travailler sur nos sketches.

Les humoristes se battaient pour jouer chez nous. 

Soun Dembele :  C’est un lieu qui nous a aussi permis de rencontrer pleins de personnes du monde de la scène. On a réussi a créer une scène qui a marqué beaucoup d’humoristes. Pas mal on commencé chez nous et cela nous a permis d’avoir des gros noms dès le début. Il y avait une super ambiance tous les dimanches. Du coup, tous les humoristes se battaient pour jouer chez nous. Lors de la première, il y avait Alban Ivanov et Foudil Kaibou, les deux parrains de ce plateau. Cela a pris dès le début, donc les gens venaient.

Comment vous voyez l’évolution du stand-up depuis les 7 ans que ce plateau existe ?

Sam Blaxter : Il a beaucoup évolué à Paris. Après dans le reste de la France c’est différent, je pense qu’il faut encore éduquer les gens. Mais on a vu une évolution que ce soit sur cet art en lui même et la façon de faire des sketches.

Soun Dembele : Aux débuts de ce plateau on alternait entre stand-up et sketches à personnages. Le stand-up venait tout juste d’arriver sur Paris. On a voulu l’appeler Underground Comedy Club pour apporter le côté américain. Maintenant, il n’y a que du stand-up. 

Vous avez toujours fait du stand-up ?

Sam Blaxter : J’ai commencé par du théâtre quand j’étais dans le sud de la France. Ensuite, quand je suis arrivé sur Paris, j’ai découvert le stand-up. Avec des artistes comme Yacine Belhousse ou Baptiste Lecaplain, je trouvais cela dingue.

Soun Dembelé : J’ai commencé direct par le stand-up. Je regardais les sketches de Louis CK et sa série Louie et de Thomas N’gijol. Du coup, naturellement on s’est dirigé vers cette discipline.


Quand c’était complet les retardataires restaient debout dans les escaliers pour voir le spectacle.

Que manque-t-il au stand-up français ?

Sam Blaxter : Tu sens qu’il y a encore des a priori sur le stand-up. Tu vois les gens qui jouent des personnages. On a doit donner l’impression qu’on improvise alors que tout est écrit au préalable. Il faut encore éduquer les gens.

Soun Dembele : Les gens te regardent en disant « Quand est-ce qu’il commence le sketch ? » alors que cela fait 5 minutes que tu joues. Peut-être qu’il n’est pas assez connu car cela ne passe pas encore assez à la télé. 

Sam Blaxter : Peut-être que cela vient aussi du fait que les gens sont restés sur la première saison du Jamel Comedy Club.  Même si l’arrivé du stand-up sur Netflix va permettre une évolution des mentalités. 

Ce plateau a toujours eu lieu au théâtre de Dix heures ?

Sam Blaxter : Il y a eu deux lieux : tout d’abord Les Cariatides et le Sentier des Halles. Pour beaucoup c’est un lieu mythique, d’ailleurs ils ne parlaient même pas du bar. Ils disaient « On va aux Cariathides ».

Soun Dembelé : On avait que 50 places, donc quand c’était complet les retardataires restaient debout dans les escaliers pour voir le spectacle.

Le mec a apporté des serpents sur scène.

Vous programmez souvent des artistes peu confirmés, pourquoi ce choix ?

Sam Blaxter : C’est intéressant pour le public, de venir voir des têtes qu’il connait déjà et aussi de découvrir des nouveaux artistes. Pour supporter le spectacle vivant, c’est important.

Soun Dembele : D’ailleurs les gens nous laissent beaucoup d’avis pour nous remercier de leur faire découvrir des artistes. On voit des gens qui ont ont du potentiel et qui ont déjà du talent. Comme ce fut le cas quand Jason Brokerss, Tania Dutel ou Djimo sont passés chez nous à leurs debuts.

Votre anecdote la plus marquante dans ce plateau ?

Soun Dembele : On a eu Kader Bueno qui est venu avec un hypnotiseur. Le mec a apporté des serpents sur scène.  Il avait un sac où il y avait 17 serpents dans son sac. Quand il a demandé au spectateur d’ouvrir le sac où les serpents étaient cachés, il a un pété un cable.

Sam Blaxter :  Sinon une fois au théâtre du Gymnase on animait une scène. Le grand patron rentre dans la salle. Le mec commence à gueuler parce que dans une autre salle il y avait un Opéra. Il a menacé d’évacuer la salle. On venait juste de démarrer la scène. On a fini le spectacle en chuchotant et le public a joué le jeu.

Retrouvez l’Underground Comedy Club tous les Samedis à 21:30

Retrouvez Sam Blaxter sur Instagram et Soun Dembele

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