Mathieu Madénian is back !

Si je devais décrire Mathieu Madénian en deux mots j’utiliserais les termes « surprenant » et « décapant » !
Je m’explique. À mon sens, le mot « surprenant » saute aux yeux lorsque l’on jette un coup d’œil sur son parcours. Il nous vient tout droit de Perpignan. Pas besoin de mener une grosse enquête pour le savoir, il suffit juste de l’entendre parler. Jusque ici, rien de très surprenant à l’horizon ! Et pourtant ! Expliquez-moi comment on passe d’avocat du barreau à comédien dans « Un gars, une fille » ? Quel a été le cheminement dans sa tête et dans sa vie ?!
Après avoir testé le micro bleu de Jean-Marc Morandini et posé ses fesses régulièrement dans le canapé rouge de Michel Drucker, Mathieu s’est posé quelque temps au Paname Art Café pour roder son nouveau one man show. Après des soirs et des soirs de sueur, de vannes et de rire, il s’est enfin lancé pour faire sa rentrée au Théâtre du Point Virgule. Lieu qu’il connait bien puisqu’il y a joué auparavant.
J’ai assisté à la première de ce nouveau one man show. Assise dans le noir en attendant son arrivée, j’avoue avoir eu une légère appréhension. L’ayant déjà vu jouer au Paname, j’ai eu peur de me lasser et d’entendre des choses que j’avais déjà entendues.
C’est là que le mot « décapant » intervient. Une musique, une scène, un tabouret noir, un homme et une salle comble ! Voilà tout ce qu’il fallu pour que le show soit réussi. Et encore, la musique, et le tabouret noir n’y sont pour rien.
Mathieu Madénian décape tout ! Son énergie décape l’ennui, son accent du Sud décape le ciel gris de Paris, et ses vannes décapent tout le monde ! Tout y passe : les vieux de chez Drucker, les noirs, les blancs, ses parents, les nains, les culs de jatte, les politiques, le sexe, la mort et j’en passe.
Même le public n’est pas épargné, et c’est justement ce qui me plait ! Il a cette capacité déconcertante d’improviser et de rebondir sur chaque situation. C’est rapide et efficace !
Peu importe les répercutions, les plaintes et les dégâts que pourraient créer ses paroles, il fonce dans le tas tout en gardant ses valeurs en ligne de mire.

C’est un personnage spontané et parfois un peu cru qui est face à nous le temps d’une heure, et pourtant, la fin du spectacle offre
une émotion toute particulière. Une touche très personnelle qu’il vient ajouter comme une confidence. Un clin d’œil à Charlie
Hebdo et un masque qui tombe, montrant que l’humour soigne bien des peines et que la scène est pour lui le plus efficace des pansements.

Plus que « surprenant » et « décapant », il est tout simplement « Madénian ». 

 Du 7 au 31 octobre au Point Virgule. 

 

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