Richard Sabak : « La scène c’est une drogue »

richard sabak

Il a fait de longues études pour faire plaisir à ses parents. Richard Sabak a finalement décidé de se lancer dans la comédie. Sur YouTube, il a déjà acquis une notoriété, avec plus de 200.000 personnes qui le suivent, maintenant il doit conquérir les salles de spectacle avec sa tchatche et un micro. 

Depuis début juillet, Richard Sabak joue son spectacle en rodage au Théâtre du Marais. Pendant une heure, il a aborde des thèmes variées comme sa virée dans une boîte gay, les recruteurs de dons, ses angoisses de couple, le religion et sa famille. Cela fait presque trois ans que ce comédien trimballe sa longue chevelure sur scène. 

Une décision prise sur un coup de tête : « C’était en avril, j’ai tout de suite cherché un stage d’admission au Cours Florent. J’avais envie de partager des choses. Que ce soit concernant les problèmes sociétaux ou des trucs de la vie de tous les jours. Le stand-up est pour moi un moyen d’exorciser tant de choses que soit d’ordre privé ou des plus communes aux autres, » affirme Richard Sabak.

Des « K7 de Smaïn» au Paname Art-Cefé

Une passion pour la scène qui remonte à l’enfance et aux sketches avec lesquels il a grandi : « La première fois que j’ai entendu un humoriste c’était par le biais des K7 dont un sketch qui m’avait particulièrement marqué, celui de Smaïn. J’écoutais Smaïn. Quand  il disait « La police m’a vu grandir et m’a vu courir », cela me parlait. Un jour, des potes dans une MJC m’ont conseillé Gad Elmaleh. J’ai regardé ses spectacles et j’ai accroché direct. Quand j’ai regardé « L’autre c’est moi », ce fut une claque »

Reste qu’il a mis du temps pour franchir le rubicon. En effet, il avait d’autres préocupations en tête : « J’ai toujours kiffé le théâtre et j’ai toujours voulu être comédien. Je viens d’une famille modeste. Je devais sécuriser et faire des études. » Une fois ses diplômes en poche. Il pouvait alors recommencer un nouveau cycle : celui de la comédie. Les cours du Cours Florent étant trop chers, il décide de faire sa première scène au Paname Art-Café. Ce fut juste après avoir assisté au spectacle de Jonathan O’Donnel, son ancien camarade de Lycée.

Il fait sa première scène au Labo du Rire trois mois plus tard : « Je suis arrivé par hasard au Paname au Labo du Rire. J’ai pris une date histoire de me fixer une échéance. Je me suis retrouvé la veille avec quinze minutes alors que je devais en faire cinq. En sortant de scène, j’ai eu des bons retours en sortant de scène. Je suis tombé amoureux du stand-up, » affirme Richard Sabak.

Depuis ce jour, il a continué la scène et les plateaux. Depuis cette année, il anime le Cocorico Comedy Club. Un plateau organisé tous les lundi à 19h, au Paname Art-Café. Une manière selon lui de prendre sa dose d’adrénaline sur scène : « Je suis arrivé là par hasard et resté par amour. La scène c’est une drogue comme l’amour. Tu as des hauts et des bas. Je suis hypersensible, un rien peut m’atteindre. Le souci, c’est que dans ce métier il faut être blindé. T’es comme à poil sur scène. »

Une chaîne YouTube en parallèle

En plus de ses activités scéniques, Richard Sabak est actif sur YouTube. Là-dessus, il y diffuse ses caméras cachées. Une manière pour lui de garder la main sur l’improvisation : « C’est une bonne manière d’être en interaction avec les gens. C’est un malaise contrôlé. Je me mets dans la posture d’un personnage un peu candide. Je vais voir les gens dans la rue et je leur dit par exemple que j’ai perdu mon pinguoin. Ce type d’idée permet de travailler l’improvisation, » glisse l’humoriste.

Des délires « youtubesques » qui lui permettent ainsi d’avoir une visibilité : « On m’a dit qu’il fallait être visible partout et être pluri-disciplinaire, les réseaux sociaux aident pas mal. Aujourd’hui, il y a une dissonance entre ce que je fais sur scène et Youtube. J’essaie de lier les deux. » affirme le Sarcellois d’origine.

Une caméra cachée de Richard Sabak.

Un micro et sa tchatche, c’est tout sur ce qu’il peut compter pour réussir sur scène. Un défi pas impossible pour lui qui a pratiqué la scène dans une autre discipline : le hip-hop en tant que danseur. Il a même posé des lyrics en balançant plusieurs morceaux de rap : « C’est une autre passion secrète.  J’adore la culture urbaine, parce que c’est un univers urbain. Le rap cela peut être hyper poétique et aussi hyper violent. C’est une catharsis. » 

Le stand-up et le hip-hop ne sont pas des univers très éloignés, d’après le comédien : « Dans le stand-up on peut trouver une effervescence comparable à celle qu’on retrouvait dans le rap à la fin des années 70. Je recherche la même énergie dans le stand-up que j’ai pu ressentir dans le mouvement hip-hop à l’époque ou je dansais. On est en train de vivre quelque chose d’exceptionnel en France. Je n’ai pas envie de passer à côté de ce mouvement. C’est une chance pour moi de participer à une culture qui me fascine de jour en jour. » 

Une fois son rodage terminé, l’humoriste a prévu de mettre ses vannes au frais le temps de préparer son spectacle qu’il doit jouer à Paris mais aussi en Province. Le spectacle que je vais jouer sera totalement différent. Là j’ai fait une heure car j’étais un peu au pied du mur.

Jeremy Lorca m’a dit : « Si tu joues une heure tu ne connaitras jamais la sensation que cela procure. » En attendant il continuera cet été : « Je me rôde au Paname, notamment au Cocorico Comedy Club. Je filme tout et ensuite je vais faire le tri,» glisse l’intéressé. Une fois ce tri effectué, il jouera une nouvelle version de son spectacle. Rendez-vous donc à la rentrée.

richard sabak

Retrouvez Richard Sabak pour une dernière date demain à 21h30 au Théâtre du Marais et dans les Comedy Club, notamment au Paname Art-Café où il anime le Cocorico Comedy Club, le Lundi à 19h.

Vous pouvez également le retrouver sur Youtube,  Facebook  et sur  Instagram

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *