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L'Edito de la semaine

C’est donc ce lundi 4 mai 2015, à l’abri de la pluie déprimante sous le auvent d’une terrasse place du marché Saint Honoré, que Twitter m’apprend LA nouvelle. Le #royalbaby2 est enfin prénommé ! “ God save Charlotte Elisabeth Diana ! ” 

Loin de m’enthousiasmer ou d’émettre un quelconque avis à ce sujet, à l’instar du reste de la toile qui continue de faire monter la popularité du dernier # sur les réseaux sociaux (à savoir #royalbaby), cette annonce me renvoya aux images de la veille : les photos de la sublime duchesse de Cambridge quelques heures à peine après le calvaire de la délivrance post gestation ! Oui, sublime, le mot est sublime. Qu’elle corresponde ou non à nos critères de beauté respectifs, elle parvient à nous bluffer à chaque fois ! Le 22 juillet 2013, elle nous avait fait le même coup. Radieuse et pomponnée sur les marches de l'hôpital Ste Mary quelques petites heures après la mise au monde de son premier bébé sur-médiatisé.

Nos amies jeunes mamans, elles, refusent toute sortie officielle avant plusieurs heures de repos. Mais surtout, l’utilisation d’appareil photo à leur encontre n’est autorisée qu’après pas mal de séances de sport !

Ce qui me permet une transition, un peu volée je vous l’accorde, mais qui fonctionne ! Oui, cette semaine on s’est intéressé à la place que peut bien avoir (ou pas) le sport chez nos marathoniens de l’humour…
Que ce soit une question de style, d’hygiène de vie ou de passion, le sport tient une place majeure dans notre société pleine de diktats physiques ou même côté mode de vie. Car qui porte fièrement son fast food à emporter du dimanche soir, rempli de supplément sauce et autre soda faussement allégé ? 
On peut se voiler la face, mais pas bien longtemps ! Très vite, le joggeur motivé du dimanche soir nous bouscule et on finit la tête au coeur de notre Big Mac, dépité, avec la triste réalité qui nous dégouline dans le coup. Damned ! La seule consolation de fin de week end termine à la poubelle et seule une énorme tâche grasse sur le trottoir subsiste, vestige éphémère de notre épicurisme malsain. C’est à ce moment précis que le Mr Hyde enfoui au plus profond de nous, trouve la force de se réveiller et de laisser place à la révolte, regorgeant d’une énergie inavouée auparavant. On est capable de courser le joggeur, de s’en servir au développé couché pour se chauffer, avant de le lancer, façon javelot, la tête la première rejoindre notre sunday caramel fondu dans la poubelle. 
Seulement, quand la révolte a pris le pas sur notre calme légendaire, rien ne peut l’arrêter. Alors on songe à toutes les immondices qui nous donnent envie de hurler de rage et de soulever notre pays contre des personnages barbares par leur discours ou leurs agissements et qui peuplent encore et toujours notre monde.

Mais rangeons nos lances et nos fourches et enfilons plutôt nos running et nos gants de boxe pour exorciser cette aspiration à la violence malsaine, mais clamons haut et fort notre indignation, encore et toujours en gardant notre esprit ouvert et suffisamment de place à la tolérance.

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