TOP

Jérémy James, raconte-nous ton histoire

« Ce fruit d’un gay qui a fourré la grosse dinde de l’aristocratie. »

Jérémy James en spectacle c’est avant tout des vannes bien écrites mais aussi de la danse, du chant et des personnages loufoques. « Ce fruit d’un gay qui aurait fourré la grosse dinde de l’aristocratie » (Stéphane Bern et Nadine de Rochild) retrace les moments forts de son histoire. Une façon pour l’humoriste de montrer que dans la vie rien n’est impossible, tout peut changer, car « quand on veut, on peut. »

De l’école primaire, à sa passion pour la danse, en passant par l’école de commerce, chacun peut s’identifier. Mais Jérémy James amène, avant tout, le public à faire une rétrospective sur sa vie et cela, avec beaucoup d’humour.

We Love Comedy Magazine : Depuis combien de temps es-tu comédien ?

Jérémy James : Je suis comédien depuis deux ans et demi et je joue le spectacle Jérémy James aurait voulu depuis un peu plus d’un an. Avant cela j’étais danseur semi professionnel. Les deux se ressemblent car à travers la danse je fais passer des émotions, j’intériorise des personnages et me mets en scène. Je suis à fond dans mes rôles quand je danse mais ce qui me gêne c’est de ne pas pouvoir parler. J’ai demandé à mon professeur si c’était possible ne serait-ce que de pousser un cri mais elle a refusé. Finalement, c’est comme si j’étais comédien depuis l’âge de 11 ans. Ce métier m’a toujours fait rêver mais je n’ai jamais vraiment appris à en devenir un. Je suis totalement autodidacte, c’est à force de regarder des spectacles et de les analyser que j’ai réussi à en créer un. Mais je pense que c’est avant tout la danse qui m’a formé à devenir comédien.

WLCM : Pourquoi n’as tu pas fait de la danse ton métier ?

J. James : Danseur est une carrière éphémère. Par exemple, si on se blesse, notre carrière est terminée ou largement remise en question. En 3ème, quand j’ai évoqué à mes parents mon souhait d’être danseur professionnel ils ont refusé et m’ont incité à faire des études qui mèneraient à un métier plus stable. J’étais encore trop jeune pour les affronter, alors je les ai écoutés et j’ai intégré une école de commerce. A la fin de mes études je leur ai annoncé que je voulais être comédien. Cela ne leur a pas plu mais cette fois-ci je me suis imposé et je suis fier du résultat.Jérémy James aurait voulu

WLCM : Par rapport à ta vie, quel est le pourcentage de véracité dans ton spectacle ? 

J. James : 95% du spectacle raconte réellement ma vie. Pour les 5% restant je laisse libre cours au public de l’imaginer. Ce show est l’essence de tout mon parcours, tourné de façon humoristique. C’est un condensé de tout ce qui m’a marqué et touché dans mes expériences.

WLCM : Pourquoi as-tu choisi de raconter ta vie personnelle dans ton spectacle ?

J. James : C’est vrai que j’aurai pu prendre le parti de raconter autre chose mais je ne m’en sentais pas capable. Beaucoup d’humoristes le font très bien et c’est difficile de rivaliser. Je suis allé voir un grand nombre de spectacles pour identifier les sujets les plus abordés et j’ai remarqué que ceux des études, des passions qui nous animent, de l’adolescence, ne le sont pas tant que ça. Ce sont des thèmes auxquels le public peut facilement s’identifier et dont je me sens proche.

WLCM : Ecrire ce spectacle t’a-t-il permis de faire le point sur ta vie ?

J. James : Complètement. Ce n’est pas facile d’être un homme, hétérosexuel et danseur. Je me faisais souvent traité de tafiole, gay, tarlouze. Ça m’a fait du mal et en parler pendant mon spectacle, devant un public m’a soulagé. Je pense que beaucoup de personnes peuvent se retrouver à travers cette histoire et qu’elle peut les amener à réfléchir. Cette représentation est également un message subliminal adressé à mes parents. Elle m’a évité plein de séances chez le psy et je crois qu’il en est de même pour de nombreux comédiens.

Jérémy James est l’exemple même de sa devise favorite « quand on veut, on peut. » Véritable passionné, il occupe son temps libre à pousser les meubles de son salon pour pouvoir danser. Certes, il l’occupe également, et comme beaucoup, à regarder des séries, mais ne perd jamais de vue ses objectifs. Pour la suite, Jérémy James aurait voulu être humoriste jusqu’à la fin de sa vie.

vz-D5EE7822-B570-403C-AD6F-7064903244B5

 

Pour découvrir la vie farfelue du jeune humoriste, rendez-vous tous les lundis, à 20h15, à la Comédie des 3 Bornes, à Paris. Vous aussi ne perdez pas vos rêves de vue. Après tout on n’a qu’une vie.

Pour me joindre, un pigeon voyageur vaut mieux qu'un téléphone. Sinon par le We love comedy mag, ça marche aussi...