TOP
Smain interview

Rencontre avec Smaïn au Dinard Comedy Festival : « Je vais retirer mon nez de clown et redevenir un spectateur »

A l’occasion du Dinard Comedy Festival, on a posé quelques questions à l’humoriste Smaïn. Rencontre avec le président du jury de cette 23e édition. 

Étiez-vous déjà venu au Dinard Comedy Festival ? 

Je suis venu au Dinard Comedy Festival il y a 20 ans. J’étais également président du jury ! 

Vous êtes humoriste, comédien, acteur. Avec quel regard allez-vous juger les candidat.e.s ? 

Être membre du jury est un titre honorifique. Quand tu rentres dans la salle, tu retires cette fonction. Je vais aussi retirer mon nez de clown et redevenir un spectateur lambda. 

Quels sont vos critères ? 

J’ai besoin qu’on me surprenne ! On voit de plus en plus de comiques et tant mieux ! Mais en même temps, il faut arriver à sortir du lot.  Et comment y parvenir ? Par l’originalité, le contenu, la signature vocale qui demande un certain rythme, une certaine diction. Il faut que le public te reconnaisse… mais c’est très difficile ! Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. 

Chaque soir, quand tu montes sur scène, tu remets tout en jeu.

Connaissez-vous certains jeunes talents en compétition pour ces deux soirées ? 

Je ne connais personne et j’ai hâte de les découvrir, de les comparer ! Parfois, il y a une évidence. 

 

Emmanuel Gasne et Smaïn à la soirée d’ouverture du Dinard Comedy Festival © Kathélyne Baslé

Qu’aimez-vous dans cette expérience en tant que président du jury  ? 

C’est très intéressant de voir ce que font les autres comédiens. Quand je les observe jouer, je me demande toujours comment ils font pour faire ce métier et être seul sur scène… alors que je fais la même chose depuis 40 ans [rires]. Il faut être un peu taré ! Chaque soir, quand tu montes sur scène, tu remets tout en jeu. Rien n’est gagné d’avance, il faut convaincre les autres. Tu ne peux pas dire de toi que tu es drôle, c’est le public qui décide. 

J’ai besoin qu’on me surprenne !

C’est un métier merveilleux pour lequel il ne faut pas perdre l’âme de l’enfance. C’est ce que j’essaie de faire. J’ai dîné récemment avec Pierre Richard. Il a 88 ans aujourd’hui et pourtant, j’ai vu un enfant. 

Comment décririez-vous ce festival ? 

Sympathique, accueillant, prometteur, simple. J’aime quand c’est bon enfant et sans prise de tête. 

Quels sont vos projets futurs ? 

Je retourne sur scène avec un nouveau spectacle et j’ai également des projets cinématographiques !

Les différents prix – violet d’or, d’argent et du public – seront remis ce soir à la soirée de clôture du Dinard Comedy Festival au Palais des Arts et du Festival. 

©Photo DR