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Rencontre avec Nordine Ganso : « Je veux rester authentique sur scène »

21 Octobre 2021

Après Fragilement drôle, Nordine Ganso revient sur le devant de la scène. Au théâtre Le Métropole, il présente son nouveau spectacle : Violet, un seul-en-scène 100% authentique. Rencontre avec un stand uppeur sincèrement drôle.

Vous jouez actuellement votre spectacle Violet au théâtre le Métropole. Qu’est-ce qui a changé depuis votre premier seul-en-scène ?

Entre Fragilement drôle et Violet, deux ans se sont écoulés. Deux ans de scènes et de plateaux pendant lesquels j’ai évolué artistiquement. J’ai appris à me connaître, à trouver mon identité sur scène et dans la vie. Je ne pouvais plus me faire passer pour le fragile, j’avais d’autres choses à revendre. Je voulais faire évoluer le spectacle et montrer que je suis capable d’avancer. Pour faire grandir ce seul-en-scène, je devais prendre des risques, me mettre en danger en tentant de nouvelles choses. J’ai donc remplacé certaines histoires que je racontais dans mon spectacle précédent parce qu’elles ne sont plus d’actualité. Mais je laisse la surprise aux personnes qui viendront voir le spectacle !

Comment vous définiriez-vous aujourd’hui ?

Je me définirais comme quelqu’un qui sait ce qu’il veut faire et qui il est. Quelqu’un qui a des rêves et qui a toujours envie d’avancer, d’évoluer. C’est d’ailleurs ce qui fait la force d’un artiste : être capable de se renouveler.

 

  

Qu’aimez-vous dans la couleur violette ?

Le violet se rapproche de la personne que je suis à présent : une personne calme et posée. Et puis, cette couleur a tellement de vertus qui me correspondent. C’est une couleur de rêveur, spirituelle et apaisante. Elle a aussi des vertus médicinales. On utilise des Améthystes pour soigner les gens parce que ces pierres violettes dégagent une énergie calme et rassurante.

Le violet se rapproche de la personne que je suis à présent

Lorsque vous écrivez, l’honnêteté est-elle votre leitmotiv ?

Pour moi, l’honnêteté est ce qu’il y a de plus important dans mon stand up. Je pars du principe que les gens qui assistent au spectacle, viennent voir et écouter quelqu’un. Plus qu’un humoriste. Ça devient presque une discussion entre potes. Et quand je suis avec des ami.e.s, je suis honnête. Donc je ne mens pas aux personnes qui viennent me voir. J’essaie d’être le plus sincère dans mon jeu. Que ce soit dans la façon d’amener le propos ou dans les blagues, j’essaie de garder une certaine justesse dans ce que je raconte. Je ne veux pas trop m’éloigner de la réalité mais rester authentique sur scène.

Combien avez-vous acheté de vêtements violets pour ce spectacle ?

[rires] J’avais déjà des vêtements violets dont le sweat que je porte sur l’affiche et qui a coûté un peu cher. Pour le moment, j’ai trois tenues mais je vais continuer à en acheter parce que plus je ferai de spectacles, plus j’aurais envie de changer de tenue ! Ça fait partie de moi. J’adore me saper, choisir mes habits. Ça ne caractérise pas mon humour mais je veux montrer aux personnes que j’ai cet amour de la sape.

Qui vous a transmis cet amour pour les sapes ?

Mon père. Il m’a transmis cette sensibilité que tout le monde n’a pas forcément. Quand j’ai commencé à me renseigner sur les sapes, je me suis dit qu’il y avait tellement de choses qu’on ne connaissait pas. J’ai vraiment pris goût à rechercher la façon de m’habiller et à être créatif sur ma tenue. Je peux passer pour un ouf à parler de la sape comme ça [rires], mais vraiment ça me passionne !

Mon père n’était pas trop chaud pour venir me voir sur scène. Et puis, il est devenu fan.

Je ne me vois pas arriver sur un plateau en ne me sentant pas bien dans mes habits parce que ça participe à me donner de la force. Avoir une tenue violette pour mon spectacle m’aide à entrer dans mon personnage. Je suis dans mon élément, et comme on dit : « à l’aise dans mes baskets ».

Vous parlez beaucoup de vos parents dans ce spectacle. Sont-ils déjà venus vous voir jouer ?

Ils n’ont pas encore vu ce nouveau spectacle mais ils étaient venus pour Fragilement drôle. Ma maman était fière de me voir sur scène. Elle a toujours cru en moi mais elle n’avait jamais vraiment réalisé que, ce que je faisais, était un véritable travail. Elle voulait que je sois médecin. Mon père n’était pas trop chaud pour venir me voir sur scène. Et puis, il est devenu fan.

Lorsque je parle d’eux, ils savent que tout ce que je raconte est vrai. J’essaie de ne jamais être dans la caricature et de ne pas m’éloigner de la réalité. Quand je dis que mon père est un sapeur et qu’il aime la sape ou que ma mère est quelqu’un de timide qui veut à tout prix voir son enfant se marier, c’est vrai. Même les blagues partent de vérités donc ils vont juste rigoler et se dire : « Ah j’avoue, j’ai été comme ça ». 

Comment avez-vous appréhendé le moment où vous saviez que vos parents étaient dans la salle ?

J’étais très stressé parce que ne voulais pas qu’ils se sentent lésés par ce que je raconte dans le spectacle. Mais au final, ils ont kiffé et ils m’ont tout de suite donné de la force. Il n’y a personne de plus sincère que ta famille. Si jamais il y avait eu quelque chose qui ne leur avait pas plu, je l’aurai enlevé. Je pars du principe qu'ils sont le premier public auquel je dois me fier.

 

   

On vous voit à l’affiche de Jeune & Golri, quel est votre rôle dans cette série ?

C’est moi : le Nordine que l’on voit dans la vie, qui fait du stand up et qui a envie de réussir dans ce milieu. Mais le personnage est un peu plus niais. Je le trouve tellement drôle. J’ai adoré le jouer. C’était une première expérience au cinéma donc j’avais un peu la pression mais ça s’est tout de suite bien passé et je suis très content. On était super bien dirigés par Fanny Sidney qui nous a mis dans un bon cadre.

Ce qui fait la force d’un artiste : être capable de se renouveler

Auriez-vous une anecdote à nous raconter sur les coulisses de cette série ?

Pour le premier jour du tournage, je suis avec Paul Mirabel. On n’avait jamais tourné. On nous fait venir à 7h et on nous dit : « Asseyez-vous, prenez votre temps, on ne va pas tarder à commencer ». Seulement, au bout de 10 secondes, un mec vient avec sa caméra sans nous prévenir et il lance : « Allez, moteur demandé… ACTION ». On lui dit : « Mais monsieur, on n’a même pas révisé notre texte », et il nous dit : « Il faut faire une répète tout de suite alors, on n’a pas beaucoup de temps. Vous devez tourner 11 minutes utiles par jour ». Ce qui est énorme ! Ce premier jour m’a marqué parce que ça m’a mis dans le mood : ok, je dois tout de suite être concentré. Et au final, ça nous a aidés à être vraiment bons parce qu’on n’avait pas le choix, il fallait que l’on soit efficace.

Que diriez-vous aux personnes qui n’ont pas encore vu votre spectacle pour leur donner envie de venir ?

Le violet est une des plus belles couleurs qui existe alors ce serait bête de ne pas en porter. Tous les mercredis, je vous invite donc à venir porter du violet au théâtre Le Métropole !

Quels sont vos futurs projets ?

Faire complet tous les mercredis au théâtre Le Métropole et continuer à travailler des projets pour le cinéma !

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Update de 2024 : Rendez-vous au Palais des Glaces  pour découvrir Violet, le nouveau spectacle de Nordine Ganso.